La Multistrada (MTS) 1260 Pikes Peak hérite du bloc moteur de la X-Diavel, avec une cylindrée de 1262 cc, offrant 158 cv à 9500 T/min pour un couple de 129.5 Nm à 7500 T/min, ce qui représente la référence de la catégorie en matière de couple à partir de 4000 t/ min, rien que ça ! Le guidon se verrouille des deux côtés, détail qui peut s’avérer très appréciable selon le lieu de stationnement. Les rétroviseurs sont larges et offre un bon champ de vision cependantle réglage n’est pas évident. Les clignotants à LED y sont intégrés. La bulle est réglable en hauteur manuellement, mais son angle d’inclinaison laisse le haut du corps exposé au vent et aux intempéries.
Comme beaucoup de Ducati, elle est dotée d’un système de reconnaissance électronique, le démarrage ainsi que le verrouillage du guidon se font sans clé. L’écran TFT est lisible, complet et affiche toutes les informations utiles au pilote. La navigation est facile et rapide. On y trouve les différents modes de cartographie (Sport, Touring, Urbain et Enduro), l’ABS, le régulateur de vitesse et les suspensions pilotées semi-actives (DSS). Tout y est paramétrable, le Ride-By-Wire, un Traction Control, un anti-Wheeling ainsi qu’une aide au démarrage en côte. Les reposes pieds sont assez bas et les sélecteurs facilement accessibles. Le shifter up & down est précis et efficace.
Sur cette déclinaison Pikes Peak, Ducati a choisi d’équiper la 1260 de suspensions Ohlins, avec fourche inversée de 48 mm entièrement réglables pour l’avant et, a choisi l’amortisseur TTX36 de la même marque pour l’arrière. Pour arrêter toute cette cavalerie, il ne faut pas moins que des freins que des freins de la maison aussi sont du top matériel Brembo. On trouve donc des étriers radiaux monobloc 4 pistons M50 chevauchant des disques de 330 mm à l’avant. L’arrière se voit doté d’un étrier 2 pistons flottants mordant un disque de 265 mm, le tout couplé à un ABS équipé de la fonction Brake cornering, gérant le freinage sur l’angle avec un haut niveau d’efficacité.
On the road again…
Dès les premiers tours de roue, on se rend vite compte que les défauts de la version “normale” sont gommés. Finis la commande d’embrayage un peu ferme, place au shifter précis et bien étagé. Les premières accélérations indiquent que le moteur a du coffre et que la puissance est disponible immédiatement. Passé 4000 T/min en revanche, c’est l’envolée lyrique ! Ça envoi du lourd. La moindre ouverture de gaz entraîne une réponsefranche du bicylindre survitaminé. Pour vous dire, même en duo, on ne sent“presque” pas son passager, c’est dire la qualité de l’ensemble moteur-cadre ! La moto est un rail, elle ne bouge pas comme on dit dans jargon ! La stabilité de la partie cycle associée au Shifter Up & Down, permettent de voir défiler les kilomètres avec beaucoup de plaisir et de sensations. Lorsque la route devientsinueuse, le côté sportif parfaitement affirmé de la Pikes Peak répond partout présent par sa stabilité et son dynamisme. Les courbes s’enchaînent sans le moindre mal tant la moto est équilibrée. Elle accepte très bien les freinages sur l’angle et en entrée de courbe. Cette vraie polyvalence est une invitation au plaisir de conduire … surtout
dans les hauts de l’île. Le freinage est performant, endurant, le mordant est régulier. Les Brembo, équipés de l’ABS, remplissent particulièrement bien le rôle qui leur est confié. Le modèle d’essai, équipé d’un ligne complète Termignoni, nous en a mis plein les oreilles. Être au feu et joué de l’accélérateur n’est pas très écolo je l’avoue et c’est certain, mais quel bonheur ce son rauque et racé du bicylindre
In Fine…
La Multistrada 1260 Pikes Peak s’adresse aux amateurs de gros Trail sportif. Elle sort inévitablement du lot et son package technologique lui porte à un statut “Premium” qu’elle revendique. C’est une machine à plaisir que l’on soit en solo ou en duo. Elle affiche des performances qui sont la hauteur de ses ambitions à n’en pas douter. Si vous faites le choix de la passion pour une Pikes Peak, attention tout de même à votre solde de point ! Avec l’arrivée de l’été austral et des 40 radars “nouvelle génération” installés depuis peu sur les routes de l’île, il risque de fondre comme neige au soleil … À bon entendeur … ! Au final, le plaisir de la piloter n’a d’égal, que le montant dont il faut s’acquitter pour se l’offrir.

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