Que ce soit pour réaliser en un tour de main une boisson rafraîchissante, agrémenter des cocktails ou des recettes de cuisine, se préparer un lait?grenadine ou des glaces à l’eau, le sirop est un élément indispensable dans chaque foyer. Le célèbre sirop Mascarin connu de tous les Réunionnais, fête cette année ses 50 ans. Comment est-il fabriqué ?
La réponse en images. Fondée il y a 59 ans, l’entreprise Mascarin, spécialisée dans le secteur agroalimentaire, a d’abord concentré son activité sur le raffinage, le conditionnement, le stockage et la commercialisation du sucre. Au fil des années, elle a élargi son offre en diversifiant ses produits : sirops, chocolats, rhums, tout en devenant distributrice de grandes marques internationales telles que Bonne Maman, Label 5 ou encore Old El Paso.
Si Mascarin est connu pour l’ensemble de ses produits, ses sirops ne passent pas inaperçus dans les rayons des supermarchés. D’après une étude d’Ipsos menée en fin d’année dernière pour étudier la notoriété des sirops de la marque auprès d’un panel représentatif de la population locale, 55?% des consommateurs ont spontanément répondu Mascarin quand on leur demandait de citer une marque de sirop. En notoriété assistée, 96?% des Réunionnais affirment connaître Mascarin contre 92?% en?2022. Un beau résultat qui illustre l’intérêt de la population pour ces sirops. Et pour cause, créés en?1975, ils font partie de leur quotidien depuis 50 ans. On vous invite à découvrir les secrets de fabrication de ce véritable patrimoine réunionnais.
Tout commence par la consultation d’une fiche recette qui détermine la quantité d’eau, de sucre de canne et d’arôme nécessaire. Pour 10?000?litres de sirop, comptez huit big bag de sucre, soit 8?tonnes, et 4?000?litres d’eau.
Le sucre est dans un premier temps mélangé pendant deux heures à de l’eau osmosée et chauffée, dans une cuve appelée “fondoir”¹. Le sirop obtenu est ensuite mélangé à des arômes (menthe, grenadine, anis, orgeat…)¹ avant d’être stocké dans une immense cuve. L’unité de production dispose ainsi de deux cuves de stockage de 10?000?litres et d’une cuve de 5?000?L.
Le sirop prend ensuite la direction de l’unité d’embouteillage via des tuyaux. Là, des bouteilles vides fabriquées en Allemagne dans un moule conçu spécialement pour Mascarin², sont d’abord placées sur le convoyeur par un dépalettiseur puis nettoyées avec une solution à base d’alcool et d’eau avant de recevoir le sirop puis le bouchon. Sur la chaîne, une machine dotée de plusieurs capteurs s’assure que les bouteilles contiennent le bon niveau de sirop, et ont le bon bouchon. Celles qui ne sont pas conformes sont automatiquement écartées.
Contrôlées, les bouteilles sont ensuite étiquetées³, puis regroupées en packs de six et entourées d’un film rétractable? avant leur placement sur une palette? pour prendre la direction du dépôt. Dans son usine basée au Port, Mascarin produit 24?références de sirops standards d’un litre, parmi lesquels des parfums que l’on ne trouve qu’à La Réunion (goyave, tamarin, coco, goyavier, exotique, canne?, et huit premiums de 50?cl.
Tous sirops confondus, Mascarin a produit 612?000?bouteilles en 2024. Des chiffres en nette progression (+13?% entre?2023 et?2024) qui s’expliquent par la dynamique commerciale très active sur les promotions, la visibilité en grande distribution, mais également par la notoriété.
En effet, Mascarin est leader sur le marché des sirops avec 33?% de part de marché volume. L’entreprise portoise compte d’ailleurs bien poursuivre sur cette dynamique en 2025, en augmentant ses ventes et en lançant une campagne de communication sur le sirop pour se rapprocher des consommateurs.

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