C’est certain, la Chieftain Dark Horse ne passe pas inaperçue. Elle est massive et ça se voit. Son noir mat profond nous plonge immédiatement dans les abîmes de la démesure, à la sauce américaine bien entendu. Une impression de puissance se dégage, saupoudrée de fi nesse par ses lignes dynamiques. Avec sa tête de fourche redessinée, elle gagne en authenticité.
En selle…
Ce nouveau cru embarque un optique entièrement à LED du plus bel effet qui tranche avec cette couleur noire profonde. Il dispose d’un écran tactile de 7 pouces, élégamment entouré du compteur de vitesse et du compte-tours. Le démarrage se fait sans clé et montre qu’Indian a su rapidement s’adapter. La Dark Horse propose un pare-brise électrique et efficace. Les commodos sont complets et commandent facilement l’ensemble des options, notamment le système sono qui est monté d’origine. Le son est excellent, le tout se règle sur la poignée gauche. On peut également profi ter de la playlist de son téléphone via bluetooth. Le système, d’une puissance de 100 watts, est intégré dans le carénage.
La position de conduite est naturelle, aidée en cela par la selle basse Gunfi nger d’origine qui possède un retour arrière facilitant la stabilité lors des accélérations. Notre modèle d’essai est équipé d’un dossier passager et d’un double sélecteur de vitesse qui se révèle très pratique à l’usage. Ah oui, une autre option et non des moindres, elle équipée d’un ligne “Dr Jekill & Mr Hyde”, avec un bouton de commande sur la poignée gauche. Le son est juste magique !
On the road again…
La Chieftain Darl Horse est propulsée par un moteur Thunderstroke 116 de 1890 cm3 de cylindrée refroidi par air qui développe un couple de 171 Nm, rien que ça ! Au démarrage, le bruit est feutré mais lorsque que l’on presse le bouton magique, la ligne off re sa plus belle mélodie à la fois puissante et rauque. Avant de partir, revenons un instant au double sélecteur : il permet de monter les rapports avec le talon, histoire de ne pas salir les dessus des mocassins des plus précieux. Astucieux, non ? Le couple étant monstrueux, la moto démarre facilement et les premiers mètres laissent sans voix : elle est d’une facilité déconcertante. Elle se pilote comme un roadster malgré le poids de 359 kg et les suspensions relativement basses. Bon, c’est vrai que les manoeuvres à l’arrêt demandent de la concentration, mais ce n’est pas non plus rédhibitoire.
Les routes de l’ouest offrent l’occasion de constater l’agilité de la bête. Elle enroule facilement en prenant de l’angle naturellement sans forcer. Ça se pilote tranquillement avec le corps. Les suspensions font bien le boulot gommant efficacement les aspérités de la route, tout en offrant au pilote une sensation de sécurité. La moto est très confortable en solo et en duo.
Les montées en régime sont franches faisant oublier le poids de l’ensemble. Le mode sport offre lui des accélérations beaucoup plus marquées. Comme on le dit dans le jargon : ça pousse ! L’embrayage est doux et la boîte se montre précise. Le freinage est précis, mordant, adapté au poids de l’ensemble.
Si elle est comme un poisson dans l’eau sur les petits axes, c’est quand même sur la quatre voies que la Chieftain Darl Horse montre tout son potentiel. Régulateur de vitesse sur « on », pare-brise en position haute et musique à fond, c’est une ode au voyage. Elle avale les kilomètres sans brocher offrant confort, stabilité et performances.
In fine…
Très imposante, la Chieftain Darl Horse est un tourer de prestige. Elle est redoutable d’efficacité, de confort et de performances. Son look bestial offre à son propriétaire l’assurance de se démarquer tant par la possibilité de personnalisation du catalogue que par son design unique. Cerise sur le gâteau, cette sonorité hors du commun que seule une américaine sait offrir. Cette tourer est faite pour ceux qui aiment rouler longtemps et en sécurité.

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