Après 12 ans passés à sein de la SHLMR, dont elle a été entre autres directrice générale adjointe ces deux dernières années, Valérie Lenormand en a été élue directrice générale par le conseil d’administration. Elle s’est livrée au Mémento.
Le Mémento : Pouvez-vous nous présenter votre parcours professionnel ?
Valérie Lenormand : De formation technique, je suis ingénieur en génie civil et urbanisme. Arrivée en 1991 à La Réunion, j’ai été maître d’œuvre dans un bureau d’étude technique où j’ai passé une dizaine d’années. J’ai ensuite intégré la SODIAC en tant que chargée d’opération, puis directrice de l’aménagement économique et du logement. Il y a douze ans, j’ai intégré la SHLMR comme directrice de mission, avant de devenir, trois ans plus tard, directrice du développement dont j’ai occupé le poste pendant plus de dix ans. En 2020, en plus de cette fonction, j’ai pris celle de directrice générale adjointe.
Le Mémento : Comment avez-vous accueilli votre nomination à la présidence de la SHLMR ?
Valérie Lenormand : Avec beaucoup de fierté et de satisfaction. C’est un moment délicat dans un parcours professionnel de franchir ce cap. Être directrice générale, c’est quitter tout l’univers que je maîtrisais et j’aimais, afin d’aller plus loin et d’avoir une vision globale et transversale de l’entreprise. Le challenge était intéressant, et je pense que c’était le bon moment dans ma carrière. Au-delà de la construction, étant membre du comité exécutif de la SHLMR, voilà quelques années que j’interviens sur les enjeux de gestion du patrimoine et l’accompagnement des locataires.
Le Mémento : Quelles sont vos qualités qui apporteront une plus-value à la SHLMR ?
Valérie Lenormand : Une bonne connaissance de l’univers social, économique et politique du territoire. Ça fait maintenant 30 ans que j’évolue dans l’univers de la construction à La Réunion, que j’observe, que je dialogue, c’est un vrai atout. Je pense avoir des qualités d’écoute, j’aime les challenges, faire évoluer les choses, explorer de nouveaux terrains, et je suis tenace mais également très sensible à l’enjeu environnemental.
Le Mémento : Comment se porte la SHLMR aujourd’hui ?
Valérie Lenormand : Elle est perfectible, mais se porte bien. La SHLMR compte aujourd’hui 27.000 logements, soit 35% du parc social. C’est une entreprise qui innove, construit, réhabilite et a les moyens de le faire. En terme de satisfaction client, les indicateurs sont plutôt bons, même si des améliorations doivent être apportées sur la gestion des réclamations.
Le Mémento : Sur quelle problématique vous pencherez-vous en premier ?
Valérie Lenormand : Les premiers axes sur lesquels nous devons nous pencher concernent les impayés, qui, en lien avec la crise sanitaire, sont en nette augmentation. Nous allons également continuer à travailler sur les réclamations de nos locataires, ainsi que sur la sécurité et la tranquillité résidentielle.
Le Mémento : Les objectifs de constructions et de réhabilitations de logements portés par la SHLMR ces dernières années sont des axes sur lesquels vous continuerez à travailler ?
Valérie Lenormand : Oui, bien sûr. L’enjeu est de construire et de réhabiliter 1.000 logements par an. Construire 1.000 logements, c’est compliqué, même si les besoins sont là. Nous avons plus de 33.000 demandes, dont 2/3 sont des nouveaux demandeurs. Ce besoin nécessitera que nous continuions à construire des logements sociaux, même si nous sommes confrontés à de nombreux freins, qu’ils soient politiques, technique ou de coût. En ce qui concerne la réhabilitation, c’est quelque chose que nous maîtrisons. Ce qui nous importe c’est de maintenir un équilibre entre constructions et réhabilitations.
Le Mémento : Quels sont vos projets pour la SHLMR les prochaines années ?
Valérie Lenormand : L’un des premiers projets sera d’assurer la continuité du travail effectué tout en se différenciant des autres bailleurs sociaux, en proposant à nos locataires des solutions innovantes, en maintenant un loyer abordable, en leur offrant de la diversité et de la mixité. Nous souhaitons également leur proposer des logements plus respectueux de l’environnement, les impliquer davantage dans la co-création et la co-construction de leur logement. Il nous faut développer des outils afin de mieux dialoguer avec les locataires, sur ce qu’ils attendent et sur la manière dont ils veulent s’investir dans les résidences.

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