Ouvert en 2018, ce petit restaurant de la rue Charles Gounod, séduit une large clientèle locale, mais aussi des touristes à qui l’établissement a été chaudement recommandé par les hôtelier voisins, grâce à une authenticité et une générosité qui se déclinent de la déco jusqu’à l’assiette. La salle de restaurant qui reprend en tous points les codes de la déco lontan affiche une capacité d’une vingtaine de couverts. Les clients apprécient tout particulièrement d’y déguster sur le pouce une cuisine “de grand-mère”, généreuse et réconfortante. L’établissement propose également des prestations traiteurs, pour les petits comme pour les grands évènements.
La carte
Relayée au travers des réseaux sociaux, la carte renouvelée tous les jours déroule des classiques de la gastronomie créole (carri thon, carri poulet, rôti de porc pommes de terre), chinoise (sauté mines poisson, shop suey poisson), soit pas moins d’une dizaine de propositions quotidiennes, à associer avec du riz nature ou jaune et des accompagnements inédits tels que la calebasse, le fruit à pain, les brèdes chouchou, brèdes lastron, brèdes mourongue cuisinées en fricassée ou en daube. Si les végétariens trouvent leur bonheur au travers du carri gros pois ou du cari tofu lancé récemment, c’est grâce à d’autres propositions comme le rougail boudin, le bouillon coquilles, le carri zèf frit ou la sauce pulchars (et que dire du cari boîte bèf gros piments !), que la Marmite Péi se distingue réellement de ses concurrents.
Le chef
Alors que Claudine opère en salle, en cuisine, c’est Frédéric Rivière, qui s’y colle chaque matin depuis l’aube. Issu d’un milieu très modeste, le chef est entré en cuisine “par nécessité”. À l’âge de 13 ans, à l’occasion d’un stage de 3è, il intègre les cuisines de l’hôtel/ restaurant Lallemand au 23ème km pour deux semaines d’observation qui se transformeront en huit mois de véritable expérience, avec un premier salaire à la clef.
Le chef intègre ensuite le Jade Dragon à Saint-Denis avant de véritablement s’épanouir au contact de la famille Robert qui gère de main de maître la ferme Auberge Piton Fougères.
Par la suite, on le retrouve à Strasbourg où, après huit années à Domino’s Pizza, il ouvre son premier établissement : le K’skrout.
De retour à La Réunion en 2010, il replonge immédiatement dans les cuisines, d’abord celle de la Petite Cigale puis du Dragon Royal, avant de lancer sa propre activité autour d’une promesse : faire (re)découvrir les plats lontan, les légumes oubliés et méconnus comme le pinpin, le chou banane, le chou canne et autres racines qu’il récolte dans le jardin familial ou se procure par opportunité. “Dès que je vois quelque chose de rare susceptible d’être cuisiné, je n’hésite pas à toquer à la porte du propriétaire, pour lui proposer de me le vendre ou de le troquer” confirme le chef, nous laissant entrevoir de futures découvertes.

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