À Bord…
À l’exception du moteur qui vient de la Multistrada V2 – bicylindre de 937 cm3 développant 110 CV à 9250 tr/min ou la démultiplication est revue en raison des besoins off-road - la Desert X est entièrement nouvelle. La liste de l’électronique embarquée est impressionnante : régulateur de vitesse, contrôle du frein moteur, contrôle de wheeling, contrôle de traction ou encore ABS de courbe réglable. Le tout est réglé par des réglages prédéfinis. Le pilote a aussi à sa disposition, pas moins de 6 cartographies différentes - facilement accessibles par les commodos - affichées sur un superbe écran couleur TFT vertical de 5 pouces. Sport, Touring, Urban, Wet, Enduro et Rally peuvent ainsi être sélectionnées, même en roulant.
Une fois au guidon, la position de conduite est agréable et, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on prend de la hauteur. La selle est perchée à 875 mm, mais Ducati propose des selles et des reposes pieds de différentes hauteurs pour satisfaire tout le monde. Pesant plus de 200 kg, la moto se montre d’emblaie rassurante et maniable. Haute sur roue, on se faufile avec aisance dans le trafic urbain sans se soucier le moins du monde du passage inter files. Le guidon passe largement au-dessus des rétroviseurs des voitures. Si vous aimez rouler à l’ancienne, la boîte de vitesse est précise et la commande souple. Sinon, vous pouvez adopter le shifter Up et Down qui est un régal comme sur la plupart des modèles Ducati récents.
En route…
En agglomération, le moteur manque un peu de couple et nécessite d’user du rétrogradage mais ce n’est pas vraiment le terrain de prédilection de la Desert X. Assurément née pour le tout terrain, le trail italien se comporte de manière étonnante sur route. Elle mange les kilomètres avec envie à la manière d’une routière, bien aidée en cela par son moteur qui aime donner de la voix. Son châssis qui lui confère une stabilité remarquable et, sur la quatre voies, on oublie presque qu’il s’agit d’un trail d’autant que la bulle protège bien le pilote de la prise au vent.
Sur routes sinueuses, la Desert X tire son épingle du jeu et se montre sure. Les enchaînements de virages soutenus sont un peu limités en raison du long débattement des suspensions qui entraînent des oscillations quand vous voulez ouvrir un peu plus la poignée, mais rien de bien contraignant sur nos routes. Une fois encore, ce n’est son terrain de jeu. En effet, Ducati a axé la Desert X sur le tout-terrain : suspensions, ergonomie et freinage, tout a été étudié en ce sens. Le freinage est puissant, endurant et pour cela, Ducati a monté deux étriers radiaux Brembo devant. En revanche et c’est compréhensible, ne chercher pas le mordant, il n’y en a pas. La raison est simple : éviter le blocage de la roue avant pour un modèle destiné à rouler dans la terre. Pour les plus aguerris, lors des sorties tout terrain, le mordant se trouve sur la commande arrière afin de faciliter les dérapages … contrôlés bien évidemment.
In fine…
Belle, bien finie avec un assemblage de qualité, taillée pour le toutterrain et performante sur la route, la Desert X de Ducati marque un tournant pour le constructeur italien qui s’engage pleinement dans la voie du off-raod. Ducati réussi brillamment le pari du trail tout terrain et va, à n’en pas douter, s’imposer sur ce segment

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