À l’issue d’une réunion organisée en préfecture sur la hausse des prix des carburants, plusieurs responsables politiques réunionnais ont exprimé leurs préoccupations face aux conséquences de cette situation sur le pouvoir d’achat et l’économie locale.
La sénatrice Audrey Bélim et le député Philippe Naillet ont salué l’initiative du préfet d’avoir réuni les parlementaires afin d’établir un état des lieux et d’échanger sur les réponses à apporter. Ils ont souligné que, dans un contexte marqué par une vie chère, l’augmentation des prix des carburants constitue un facteur de pression supplémentaire pour les ménages.
« Cette hausse brutale des prix des carburants constitue une préoccupation majeure pour les ménages réunionnais. Elle impacte directement leur pouvoir d’achat et fait peser un risque réel de répercussions sur l’ensemble des prix », indiquent Audrey Bélim, sénatrice de La Réunion, et Philippe Naillet, député de La Réunion.
Les deux élus ont pris acte des mesures annoncées par le Gouvernement, notamment la mise en place d’un chèque énergie de 153 euros destiné aux ménages modestes, tout en demandant des précisions sur ses modalités d’attribution. Ils appellent également les acteurs du secteur pétrolier à contribuer à l’effort collectif. « Compte tenu des bénéfices importants réalisés ces dernières années, il est légitime qu’ils participent à la limitation de la hausse des prix à la pompe par un effort significatif », précisent-ils.
Parmi les propositions avancées figurent l’étude d’un gel temporaire des prix sur certains produits essentiels et un renforcement du bouclier qualité-prix afin de limiter les répercussions indirectes de la hausse des carburants sur les prix dans la grande distribution.
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Dans un second communiqué, la fédération réunionnaise du Parti socialiste, par la voix d’Ericka Bareigts, alerte sur les conséquences du contexte international, notamment les tensions au Moyen-Orient, sur les marchés des hydrocarbures et l’économie locale. Elle souligne que la hausse des prix du carburant, effective au 1er avril, pourrait entraîner une augmentation en cascade des prix de nombreux produits, notamment ceux issus de la pétrochimie et de l’alimentation.
« La protection du pouvoir d’achat des familles est une priorité », indique Ericka Bareigts, représentante de la fédération réunionnaise du Parti socialiste, qui appelle à une mobilisation collective des acteurs locaux.
Elle propose notamment la mise en place de dispositifs d’urgence en faveur des ménages et des salariés, ainsi qu’une contribution accrue des acteurs du secteur pétrolier. Elle évoque également la possibilité de développer le télétravail pour limiter les déplacements, et appelle à accélérer les politiques de transport en commun afin de réduire la dépendance à la voiture individuelle.
Les différentes prises de position convergent sur la nécessité d’une réponse coordonnée face à une crise aux répercussions économiques et sociales importantes, dans un contexte marqué par la succession de crises récentes.
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