L’éruption du Piton de la Fournaise, débutée le 13 février 2026, se poursuit après une brève interruption observée entre le 28 et le 30 mars. L’activité volcanique reste active, avec un bras de coulée toujours en progression dans la partie sud de l’enclos.
Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, une résurgence a entraîné la formation d’un bras secondaire de lave, susceptible de menacer la route nationale 2 au sud de la coupure déjà existante. En conséquence, les autorités ont décidé d’étendre la zone d’exclusion et le périmètre de sécurité du côté de Saint-Philippe.
Selon les services de l’État, ce nouveau bras de coulée pourrait traverser la RN2 à très court terme, faisant peser un risque d’encerclement pour les personnes qui auraient franchi les dispositifs de sécurité et se trouveraient dans la zone forestière située entre les deux bras de lave.
La situation est rendue plus complexe par les conditions météorologiques. Météo-France a placé la zone en vigilance pour fortes pluies et orages, ce qui limite les capacités de surveillance par drones et moyens aériens, tant pour l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise que pour les forces de sécurité.
Dans ce contexte, le préfet de La Réunion appelle à la plus grande vigilance et au respect strict des consignes en vigueur. « Toute sortie de ce périmètre expose directement à un risque grave d’accident, voire de mort », rappelle-t-il.
L’accès est autorisé uniquement aux piétons et aux cyclistes jusqu’à la zone d’exclusion matérialisée par des barrières. Au-delà de ce point, la circulation est interdite en raison des risques liés à la proximité de la lave, aux émanations de gaz et à l’instabilité du terrain. L’accès à l’enclos volcanique demeure strictement interdit.
Les autorités rappellent également les règles de circulation et de stationnement mises en place, notamment dans le secteur de Bois Blanc. Le respect strict des zones d’interdiction de circulation et de stationnement est exigé. Dans les zones où le stationnement est toléré, les véhicules doivent être garés sur un seul côté de la chaussée, côté montagne, afin de faciliter la circulation et de permettre l’intervention des secours. Les demi-tours doivent être effectués uniquement dans les aires de retournement balisées, afin d’éviter tout risque d’engorgement ou de situation dangereuse sur la RN2.
Le dispositif de sécurité pourrait être ajusté en fonction de l’évolution de la situation.
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