À l’île de La Réunion, il existe plus de 3.700 restaurants dont 600 rien que pour le chef-lieu, Saint-Denis. Dans cette multitude de choix culinaires, difficile de se faire une place, et pourtant. Rue Juliette Dodu, les Olivades est un restaurant que l’on peut qualifier d’intemporel. Voilà presque vingt-cinq ans qu’il prend place dans un angle, paré de murs verts et blancs
Quatre propriétaires s’y sont succédé dont le dernier en date, Angel Pey, qui a repris l’affaire en 2019, juste avant la crise sanitaire. Bon gré mal gré, il a gardé ce qui fait le charme du lieu : une ambiance délicate qui reste conviviale. Les nappes blanches habillent la quinzaine de tables à la décoration minimaliste réparties entre la terrasse (un patio caché par la végétation) et la salle intérieure. Si le lieu était connu des habitués du quartier, il a gagné en notoriété ces dernières années, notamment grâce à sa cheffe Gladys Ritou.
La splendeur de la créolomie.
Les clients des quatre coins de l’île font désormais le déplacement pour goûter à la cuisine de la jeune femme, qui s’est fait connaître pour sa cuisine authentique, définie comme « créolomie », un mélange des genres entre gastronomie et saveurs créoles, le tout à des prix accessibles.
Grâce aux plats inventifs et savoureux de Gladys Ritou, Les Olivades entre en 2022 dans « Le Guide Kaspro », référence des « bonnes adresses » du territoire. Après un CAP cuisine et un BP au Centhor, la jeune femme apprend les rudiments de la cuisine auprès d’un MOF qui se déplace régulièrement pour parfaire son savoir-faire. Un entregent désormais connu et reconnu par tous, depuis que cette dernière a participé à deux concours locaux : le Challenge Gastronomie de l’EGC et l’émission Tous en Cuisine.
L’équipe.
Les Olivades c’est un restaurant de quartier. Ici c’est « sans chichi ». L’équipe de cinq personnes : la cheffe Gladys, le sous-chef Loïc, les serveur.se.s Olivier et Mougna, et le patron Angel y insufflent la chaleur et la délicatesse des lieux atypiques. Disponibles et érudits, ils créent et font passer les plats toujours avec le sourire et beaucoup de passion.
La carte.
Que de merveilles et d’ingéniosité ! À la vue et au goût, il est fort aisé de comprendre pourquoi la cheffe Gladys attise autant la curiosité des gourmets (et des critiques). La carte se compose d’un plat de la cheffe et de suggestions du jour. Le menu – à 24€ le midi et 32€ le soir, est pensé à la semaine, selon le marché et les arrivages, avec un accent mis sur les produits locaux (racines, légumes lontan ou encore épices). Il y a même un dessert aux olives, qui décline le fruit méditerranéen en des textures et saveurs inédites. Un plat emblématique ? La langouste basse température snackée au deux sésames.
Pour les vins, le choix fait en partenariat avec un caviste voisin, réserve des bouteilles aussi élégantes et surprenantes que les plats

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