Ancienne journaliste et désormais écrivaine, Isabelle Kichenin se consacre entièrement à la littérature depuis 2017. Après avoir publié Gourmande, aux éditions Orphie, Karma, aux éditions Poisson rouge, et Papier de soie, un recueil de poèmes, elle sort Super Fernand, son premier album jeunesse.
Bien que récemment sortie, l’histoire de Super Fernand a été partiellement écrite à quatre mains, par l’auteur elle-même et son fils, il y a 8 ans. À l’époque, le soupçonnant de se faire racketter à l’école, (son comportement ayant changé du jour au lendemain), elle lui propose alors d’inventer une histoire à deux, pour l’amener à parler.
À travers des personnages, l’enfant se met alors à parler et à révéler ce qu’il vit, l’illustrant de ses propres dessins.
Caché au fond d’un tiroir, le petit manuscrit refait surface en 2020, pendant le confinement. « Après avoir fini d’écrire Karma, qui m’avait occupée pendant cinq ans, j’avais envie de légèreté. J’ai alors pensé à retravailler cette histoire pour en faire un livre pour enfants », explique l’auteure.
Écrit à la première personne, Super Fernand raconte l’histoire d’un petit garçon qui n’a pas de copains mais qui aimerait en avoir. Pour ce faire, il est prêt à accepter beaucoup de choses et les aventures qu’il va vivre au fil du livre, lui révéleront ses super pouvoirs de petit garçon : la gentillesse, la tolérance et le partage.
Avec douceur, Super Fernand aborde outre le thème du racket, ceux de l’amitié, de la différence et de la confiance en soi chez les enfants.
Naissance d’un tandem
Pour illustrer son livre, Isabelle Kichenin a proposé à son éditeur, Éric Robin, directeur d’Océan Jeunesse, de travailler avec The Oscian. Un artiste qui l’a touchée et dont elle a découvert le travail sur les réseaux sociaux.
Lorsque l’éditeur a demandé à l’écrivaine si elle tenait à avoir des échanges avec l’illustrateur et à suivre son travail, cette dernière a refusé, estimant que la liberté avait une place primordiale dans la création. « J’avais envie que The Oscian ait la même liberté que j’ai eue pour écrire », affirme Isabelle Kichenin. « Écrire un texte pour enfants est un exercice très différent de l’écriture pour adultes. Il faut utiliser des mots simples, écrire très court. Il y avait du coup beaucoup de choses non écrites dans l’histoire, notamment tout ce qui touchait aux émotions. Sans que l’on échange, The Oscian a parfaitement réussi à rendre à travers ces dessins, tout ce que je n’avais pas pu mettre dans le texte ».
Des dessins emplis d’émotion et de douceur, parmi lesquels l’auteur apprécie particulièrement la façon dont l’artiste a dessiné les enfants : « Ils ne sont pas ethnicisés. N’importe quel enfant peut s’identifier au personnage. Éric Robin nous a fait un cadeau magnifique. Nous avons eu une liberté incroyable et je suis enchantée du résultat. Je suis ravie que cette expérience douloureuse avec mon fils devienne quelque chose de beau et je l’espère d’utile pour les écoliers ».
Super Fernand a d’ores et déjà été présenté dans quelques classes.

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