A bord …
Pas de clé sans contact pour la V2, qui, à la mise en route, laisse apparaître un écran couleur TFT de 4,3 pouces. La mise en page est claire, toutes les informations nécessaires au pilote sont lisibles en un clin d’œil. Les réglages des différents modes se font sur le commodo de la poignée gauche. La prise en main nécessite un petit temps d’adaptation lorsqu’il s’agit de passer d’un mode à un autre en roulant.
Au rayon des aides au pilotage, Ducati n’a pas lésiné : On retrouve l’anti weeling, le contrôle de traction de la glisse en virage, une centrale inertielle à 6 axes, la gestion du freinage en courbe, ABS avec intensité variable en virage, gestion du frein moteur, shifter Up et Down et le choix entre différents modes de conduite.
Au démarrage, toujours ce bruit significatif du bicylindre signé Ducati. Malgré les normes de plus en plus restrictives, la Streetfighter V2 parvient à garder une sonorité rauque et agréable à l’oreille. Si la position de conduite est naturelle, il faut un temps d’adaptation pour le genou qui vient toucher le carter droit. La hauteur de selle est de 845 mm. La commande de frein à pied arrière est limite trop petite.
On the road again …
La commande d’embrayage est douce et dès les premiers rapports, la boite se veut précise. Le shifter Up et Down de la V2 est juste génial de douceur et de précision, il n’y a aucun soubresaut. Dès les premiers tours de roue, la précision du train avant apparaît comme une évidence. La moto fait preuve d’une grande stabilité, on est « comme sur un rail ».
Au sortir de la faune urbaine du chef-lieu, ou le bicylindre se comporte plutôt bien montrant un couple agréable même si son architecture ne peut éviter les rétrogradages incessant, place à la quatre voies pour aller chercher ensuite quelques virages vers les hauts.
Le bicylindre d’architecture V2 de 955 cm3 de cylindré développant la bagatelle de 153 cv pour un couple de 101,4 Nm à 9000 tr/min se montre fougueux. On ressent la puissance nécessaire à une conduite soutenue jusqu’à 8000 tr/min. Au-delà, c’est tout simplement l’envolée lyrique : ça pousse fort et ça chante ! Petite précision tout de même, la prise au vent sur la quatre voies est … acceptable, en même temps, c’est un roadster sans bulle de protection !
Pour arriver dans les hauts de l’Est, petit passage par les routes sinueuses. L’empâtement court de Streetfighter V2 est diabolique. Le regard place la moto ou le pilote le décide. Les enchainements se font sans forcer et sans appréhension. Merci à la précision du train avant et aux 200 kg tout pleins faits de la machine !
Les commandes de freins sont douces, le freinage est précis et endurant. C’est de bons alois au regard des accélérations du V2. L’amortissement est ferme sans que l’ensemble ne soit devienne désagréable lorsque la qualité du bitume se dégrade. Ducati à choisi pour l’amortissement de sa Streetfighter V2 du Showa BPF 43 mm à l’avant et un mono bras oscillant en aluminium et un amortisseur Sachs à l’arrière. Le tout est totalement réglable.
In fine …
La Ducati Steetfighter V2 offre une alternative de choix aux amoureux de la marque italienne. Elle délivre des sensations et des performances de premier ordre, le tout avec un look sportif et agressif dont seul Ducati a le secret. La moto est saine, rassurante et permet, par le choix du moteur V2, d’accéder un roadster atypique pour une utilisation quotidienne. Livrée par la marque en rouge uniquement, elle est disponible au tarif de 21 862€ chez Ducati Réunion Sogecore.

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