Jusqu’en 1997, il n’existait aucun fabri-cant de lubrifi ants dans l’île. Pour pal-lier ce manque, Dominique Rio, ingé-nieur mécanicien et ingénieur Pétrole et Moteur a créé EECA.
Il y avait dans l’île un gros développe-ment dans le terrassement, un secteur grand consommateur d’huile” explique le chef d’entreprise. “J’ai parié dessus et tout a bien fonctionné jusqu’en 2008 où les très grands chantiers se sont achevés, entraînant dans leur sillage une réduc-tion des ventes des volumes d’huile”
Afin de poursuivre son développe-ment, EECA a diversifié sa production en se lançant dans la fabrication de liquides de refroidissement et de lave-glace, puis d’AdBlue en 2007, un additif, qui, injecté dans les gaz d’échappement, réduit les oxydes d’azote pour obtenir un air plus sain.
Fabriqué localement, il représente aujourd’hui 40% du chiff re d’aff aires de l’entreprise portoise, ce qui lui permet de détenir 80% de parts de marché de ce produit dans l’île. Commercialisés sous sa marque phare ELLER, EECA les fabrique également pour les marques SRPP, Ola, Engen, Vito, etc
Poursuivant sur sa lancée, l’Entreprise Européenne de Chimie Appliquée a ensuite produit des fluides industriels tels le nitrate de calcium utilisé dans les stations d’épuration, et le chlorure de calcium que l’on retrouve dans les cir-cuits de refroidissement, tout en lançant en parallèle une petite activité filtres pour poids lourds. Dernière diversi-fi cation très récente, puisque lancée en début d’année, la fabrication de liquides vaisselle et de nettoyants ménagers, vendus essentiellement à destination des grandes surfaces et dans des contenants de différents formats.
“Nous fabriquons des produits pour les grandes enseignes”, explique Dominique Rio. “Leclerc voulait quelque chose de très créole, nous leur avons donc créé la marque “mi M mon caz” avec le logo Nou la Fé. S’agissant de Carrefour, la marque “Confort du jour”, plus sobre corres-pond davantage à ses attentes”.
Enfin, la troisième marque “PINPAN”, référencé au BQP, est éga-lement distribuée dans les grandes et moyennes surfaces. Pour parler au cœur des Réunionnais, tous ces produits arborent des senteurs tro-picales (letchi, passion et goyavier), mais aussi plus classiques (pomme ou citron). Les nettoyants ménagers sont, eux, au géranium, vétyver ou lavande.
Pour produire du liquide vais-selle, il faut avant tout des ten-sio-actifs. Lesquels sont aspirés 2pour être reversés dans une cuve en inox équipée d’un réducteur et d’un mélangeur, afin d’être as-semblés pendant une heure à des colorants, fragrances, sel, et autres produits permettant d’améliorer la formule.
De l’autre côté de la chaîne, des pré-formes sont chauffées puis passent dans un moule avant d’être soufflées pour prendre la forme du flacon final 1.800 flacons sont ainsi fabriqués par heure.
Les bouteilles vides sont ensuite rem-plies de liquide vaisselle via des becs verseurs, avant d’être fermées, puis un numéro de lot et une étiquette mentionnant la date de remplissage y sont apposées, avant d’être placées manuellement dans un carton.
Avec 5,5 millions de CA par an et une croissance en augmentation de 20% chaque année depuis 4 ans, EECA en-visage d’augmenter sa gamme hygiène pour maintenir sa croissance. Affaire à suivre.

0 COMMENTAIRE(S)