La défiance envers les institutions ne cesse de croître et on peut le comprendre. Mais si au lieu de la craindre, on la considérait comme une opportunité ? Un appel à plus de vérité et de probité ?
Quand Marine Le Pen se dit victime du système, alors qu'elle a été reconnue coupable d'avoir détourné 4 millions d'euros d'argent européen, la défiance devient une réaction saine, presque un réflexe d'auto-défense civique.
À La Réunion, la défiance est présente aussi. Après des crises, des cyclones, des sécheresses ou des pénuries, on l'entend : "I koz in ta, mé i fé pa". Mais la défiance n'est pas partout.
Les Français gardent confiance en certaines institutions telles que l'hôpital ou l'école. De même, selon le CEVIPOF, 61 % d'entre eux font confiance à leur maire contre 23 % pour le président.
La proximité, la constance et la sincérité dans l'échange semblent faire la différence.
En tant que communicante, je crois que la confiance ne se restaure ni par la quantité de tweets ni par le recours aux artifices.
Spoiler : La confiance passe par une parole honnête, cohérente avec des actes, par de l'écoute (la vraie) et le courage de dire la vérité... même quand elle déplaît. Parce que la parole publique doit redevenir un lien. Pas une vitrine.

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