Chez Alban de Vandière, tout pousse : les plantes, les confidences, parfois même un début de réconciliation avec soi-même. Il accueille chez lui. Avec naturel. Avec le cœur. Des miroirs accrochés jusque dehors : clin d’œil à ce qu’il fait : aider chacun à se regarder autrement.
Alban de Vandière, conseiller en image personnelle et professionnelle, a ouvert son agence en 2015. Elle fête donc ses dix ans cette année. Il n’a rien à vendre, mais beaucoup à montrer. Ce qu’il propose ? Du conseil en image. Pas du relooking, il insiste, mais un retour à soi. Pas de mode imposée, pas de silhouette standardisée. Juste une question : Qui es-tu, et comment ça peut se voir ?
Auparavant, vingt-cinq ans à penser les espaces pour qu'ils respirent mieux : le métier de paysagiste. Et puis, un jour, le besoin de se rapprocher. Non plus de l'environnement, mais de l'humain. “C'est ça que je veux”, s'est-il dit. Depuis, il façonne, avec patience, une image fidèle à ceux qu'il accompagne. Formé à Paris, il a appris à lire les visages, les couleurs, les postures. À révéler sans bousculer.
Un accompagnement tout en douceur.
“Je commence toujours par un entretien. Il faut qu’il y ait un feeling”, glisse-t-il dans un clin d’œil. Il y a les accompagnements individuels, taillés sur mesure. Et surtout les ateliers collectifs, là où le lien prend plus de place. L’approche est fine, presque chirurgicale, mais toujours enveloppante entre miroirs et confidences.
D’abord, la colorimétrie : les couleurs qui parlent, celles qui flattent, celles qui apaisent. Puis le visage : ses formes, ses lignes, ses creux. Ensuite, la silhouette, les petits complexes qu’on murmure, les douleurs qu’on cache. “Ce n’est pas au premier rendez-vous. C’est tout un déroulé”, explique-t-il. Chaque étape est une découverte, un ajustement. L’étude de style arrive plus tard. Et là… tout s’éclaire : “À ce stade, on sait tout.”
Alban accompagne jusqu’au bout du processus : shopping, coiffeur, choix délicats. Il ne vend rien, il éclaire. Il travaille avec tout le monde, toutes les boutiques, toutes les libertés. “On est sur une île. Je tiens à ça.”
L’humain d’abord, toujours. Il travaille en individuel, mais surtout en collectif, là où le lien humain vibre plus fort. Dans des cliniques, des associations, des missions locales. Il va là où on l’appelle : Salazie, Saint-Joseph, là où il y a un visage à écouter. Il intervient auprès de tous : des femmes en reconstruction, des jeunes en recherche, des athlètes en transition. “C’est vaste, c’est vivant.”
Alban n’est pas médecin. Mais avec lui, on se soigne d’une certaine façon, on s’autorise enfin à s’aimer. Il accompagne les transitions, comme celle de Louiz (chanteuse, danseuse, chorégraphe et militante transgenre) : dans le respect de la forme et du fond. Ce qu’il préfère ? “Ce moment où la personne se dit : ‘Je suis bien dans mes baskets.’ C’est une philosophie, tu vois ? Ça fait du bien d’être soi-même.”
On quitte les miroirs d’Alban en étant un peu plus soi-même. Avec le sentiment que notre reflet vient, lui aussi, de bourgeonner un peu.
site web : www.albandevandiere.com

0 COMMENTAIRE(S)