La société Lambretta voit le jour près de Milan en 1947. Elle est fondée par Fernandino Innocenti, un industriel qui produit des tubes en acier. Il construit son premier scooter qui deviendra une icône, traversant les générations qui l’associent à la Dolce Vita. La production cessera en 1972 avant d’être relancée en 2018 par la marque autrichienne KRS, propriétaire de Brixton, en produisant le V 125 Spécial qui reprend la ligne du DL 125 sorti en 1969. À l’époque il est l’éternel rival du non moins mythique Vespa, qui lui arbore des lignes plus arrondies.
Au premier regard…
Associé à son look néo-rétro, le jaune du V 125 est du plus bel effet. Le tableau de bord est complet avec, s’il vous plaît, une jauge à carburant et un compte-tours. Côté rangements, on trouve un vide-poche sous le guidon pour les effets de petite taille. L’ouverture, sécurisée, se fait à la clé par un cran au niveau du contact de démarrage. Un port USB est disponible de série. Il y a également un grand rangement, qui se retire, pour mettre un casque sous la selle.
Outre les sept coloris disponibles dans la gamme, le jaune du notre modèle d’essai est flamboyant. Cela représente deux avantages: être vu par les automobilistes dans la jungle urbaine d’une station balnéaire comme Saint- Gilles et aussi ne pas passer inaperçu tant la couleur est jolie. La finition n’est pas en reste.
Le V 125 arbore un feu à LED avant avec le logo de la marque que l’on retrouve aussi dans le feu arrière et sur le plancher.
Le V 125 est tracté par un moteur monocylindre à 4 temps de 124,7 cm3 de la marque Sym développant 10 CV à 8 500 tr/min pour un couple de 9,2 Nm à 7 000 tr/min. Suffisant pour l’emmener allègrement à 100 km/h et permettre une utilisation urbaine en toute sérénité. Le tout est posé sur un cadre en acier à double berceau. Avec 134 kg à sec et une hauteur de selle de 800 mm, la prise en main est facile. Une personne de 1,70 m pouvant facilement poser les deux pieds au sol à l’arrêt.
On the road again…
La prise en main est naturelle et la position invite à la balade. Le contact mis, on sent à peine les vibrationsdu moteur. Pour autant, la réaction de la poignée des gaz est instannée. On sent immédiatement que le V 125 est dynamique. On peut compter sur les 10 CV du moteur en agglomération. Il tracte avec efficacité en solo ou en duo, et permet de disposer d’un ensemble efficace et tonique jusqu’au 50 km/h autorisé en ville. Dire que le Lambretta se faufile partout est un euphémisme. Son rayon de braquage, dû à un angle de chasse assez fermé, permet de tourner dans un mouchoir de poche. Cela lui confère une excellente maniabilité.
Au sortir de la ville - qui est son terrain de jeu favori - la limitation des départementales à 80 km/h permet au V 125 de tirer son épingle du jeu. On peut parcourir les routes du littoral sans le moindre effort. Les relances sont faciles et la vivacité du moteur n’oblige pas le pilote à rester la poignée en coin tout le temps comme sur d’autres scooters.
Le châssis est sain lui offrant une stabilité et un comportement efficace en toutes occasions. Il n’y a pas de surprise. Le freinage est à l’image du comportement du scooter : efficace. Le feeling est bon, les commandes précises pour un freinage mordant. Le V 125, qui embarque des amortisseurs qui gomment bien les irrégularités de la chaussée, est confortable. Équipé d’un réservoir de 6 litres pour une consommation moyenne de 3,3 litres, on peut raisonnablement dépasser les 160 kms d’autonomie.
In Fine…
Choisir le Lambretta V 125 Spécial, c’est choisir de renouer avec l’histoire italienne, avec la Dolce Vita. Un look néo-rétro, un comportement dynamique, un moteur efficace, le V 125 est le partenaire idéal pour ceux qui vivent en ville. Si vous ne voulez pas juste un scooter, Lambretta vous apporte aussi un style de vie. Son style se démarque sans nul doute de ses concurrents.

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