Havre de paix niché au cœur d’un domaine de chasse de 150 hectares, le Diana Dea Lodge fait rêver les amoureux de nature et d’harmonie, lesquels se retrouvent également pleinement dans l’offre culinaire verte, éthique et durable proposée à la table de Jofrane Dailly.
En août 2022, un incendie ravageait l’hôtel de charme et d’atmosphère et notamment son cœur : le restaurant gastronomique. À l’issue de deux ans de rénovation, l’établissement est de nouveau en capacité d’accueillir ses clients avec des prestations dignes de son rang.
Totalement rénové, le restaurant paré de pierre, de bois, de métal et de cuir s’est doté d’une cuisine dont la baie vitrée invite à aller voir toute la magie qui s’y opère. Sous la charpente monumentale, 70 couverts sont dressés autour d’une ambition : proposer une expérience culinaire unique.
Empreinte d’histoire et de terroirs, la cuisine de Jofrane Dailly se construit au fil du temps au gré des rencontres et des découvertes. Pâtissier de métier, le Réunionnais formé au lycée hôtelier de Plateau-Caillou est devenu cuisinier “sans vraiment s’en rendre compte”, au contact des cerises, abricots, champignons… glanés au pied du mont Ventoux.
Elle s’est enrichie au travers de voyages (Afrique du Sud, Chine…), et tire aujourd’hui encore, profit d’une curiosité intacte. “Notre métier nous oblige à rester ouverts au monde. C’est de cette manière que nous apprenons chaque jour” explique celui qui, depuis une poignée d’années, s’attache à sublimer les fruits du terroir réunionnais et plus particulièrement ceux de sa micro-région d’adoption, cultivés par des producteurs voisins comme au sein du jardin potager dont s’est doté l’établissement.
Cette philosophie responsable est aussi traduite dans une activité de boulangerie intégrée à l’établissement, au profit des petits-déjeuners, déjeuners, dîners mais aussi de l’offre snacking qui rythment le quotidien d’une brigade d’une douzaine de personnes dont Mérédice Clain, chef pâtissière originaire de la Plaine-des-Palmistes, dont le talent réside dans sa capacité à faire resurgir les souvenirs d’enfance.
Au gré des saisons et de son inspiration, le Chef développe une cuisine “affirmée et assumée, appuyée sur des produits qui me parlent” explique celui dont les propositions s’orientent de plus en plus vers le végétal.
Un parti pris risqué dans le sens où, si la viande et le poisson sont plutôt simples à cuisiner : on choisit une belle pièce dont on s’attache à soigner la cuisson et l’assaisonnement, concernant les légumes et les fruits, c’est une tout autre musique.
Il faut en permanence ajouter un zeste de ceci, un soupçon de cela, veiller à préserver l’authenticité de chacun au sein de l’assiette, s’assurer de conserver les équilibres, pour finalement obtenir quelque chose de magnifique à l’image du “Jardin végétal” le menu végétarien en 6 temps, proposé midi et soir en alternative au “kriké-kraké”, menu carte blanche en 7 temps.
Le midi, une petite formule complète la proposition avec trois entrées dont un ceviche de poisson qui vaut à lui seul le déplacement et 4 plats aux intitulés des plus prometteurs.
Le soir et le week-end, c’est au sein d’une carte gastronomique que se côtoient légine et thon rouge “Gros Zié”, carré de cerf et pigeon des Avirons sans oublier le “poulet rôti du dimanche” et sa promesse de concentration ultime des goûts.
Les fromages et desserts sont à la hauteur de l’évènement avec des illusions, des trompe-l’œil, des voyages autour du meilleur des produits du terroir, de même que les vins sélectionnés par le sommelier Arnaud Benoite, spécialiste des accords surprenants, lequel travaille actuellement à la refonte de la carte, reflet d’une cave elle aussi centrée sur l’histoire : celle de petits vignerons du monde entier, reconnus pour leur travail et leurs engagements.

0 COMMENTAIRE(S)