Fin 2020, la Cave du Grand Marché ouvrait ses portes dans la rue du Maréchal Leclerc. Sur le modèle cher aux cavistes, l’établissement déployait une offre de planches charcutières et fromagères, à déguster sur place. La rencontre avec le chef réunionnais Julien Tarmalingom allait offrir au gérant de l’établissement, d’inaugurer un concept de cuisine éphémère. Le succès fut tel que ce dernier allait rapidement se mettre en quête d’un chef à plein temps, à qui laisser carte blanche pour concevoir un menu original convoquant entrées, plats et desserts au choix. Des propositions renouvelées tous les deux jours, avec pour seule « contrainte » : ne pas excéder 30€. Chaque midi, du mardi au vendredi compris, La Cave du grand Marché accueille ainsi une clientèle d’œnophiles certes, mais aussi des gastronomes au sein d’un espace intimiste aménagé à l’étage. Le restaurant affichant une capacité d’une vingtaine de couverts, il est plus que judicieux de réserver. Il en va de même pour les réservations en soirée. Pour l’heure, limitée aux tapas trois soirs par semaine, l’offre évolue progressivement vers les soirées à thème, les menus gastronomiques et la privatisation.
L’équipe :
En plus d’Anaïs qui l’épaule au sein de la Cave ouverte 7j/7, Clément Perini, gérant de l’établissement, peut compter sur Maud Bardil, sommelière de son état. Passée par l’alternance, cette titulaire de la mention complémentaire Sommellerie, délivrée par la Petite école du vin de Cyrille Camilli, travaille au diapason avec le chef Mickaël Grondin, pour sélectionner une vingtaine de références en parfaite adéquation avec les suggestions du jour. Des propositions parmi lesquelles de grands crus proposés au verre.
La cuisine :
Créative et raffinée, la cuisine du Chef Mickaël Grondin tire profit des origines réunionnaises et auvergnates de ce petit-fils d’hôteliers/restaurateurs passé notamment par le Pavillon Montsouris (Paris), le chalet des îles Daumesnil (Vincennes), le Château du Val de Sèze (Avignon), avant de poser ses valises à La Réunion en 2018. Là, aux côtés du chef Emmanuel Lebon (Bellepierre) et de Wilfried Lebon (K ré), le chef développe sa capacité à mixer les saveurs réunionnaises et les techniques de la grande cuisine française. Résultat : une cuisine bistronomique qui ne craint pas les mariages audacieux, comme en atteste cette revisite d’un emblème de la cuisine réunionnaise : le pâté créole.
La carte :
La carte de la Cave du Grand Marché tire profit du catalogue de vins, bières et spiritueux et des références en épicerie fine (foie gras, vanille givrée…), disponibles en magasin et mobilisés en cuisine. Renouvelé tous les deux jours, le menu comprend amuse-bouches, entrée, plat et dessert. Le jour de notre passage, nous avions ainsi le choix entre une pomme fondante garnie de moules et chorizo et son émulsion de caloupilé ou un artichaut farci au cabillaud et mayonnaise citronnée en entrée ; un filet de poulet aux pleurotes, sauce caramélisée et son risotto de lentilles corail ou du saumon anisé et vierge d’agrumes sur son chou glacé en plat principal et enfin un cheese-cake poire et chocolat ou un délice d’agrumes givrés.
Autant vous dire que le choix n’a pas été facile…
La carte des vins :
Rares sont les restaurants à proposer un choix aussi vaste et pour cause, la Cave du Grand Marché recense quelque 300 bouteilles, accessibles avec droit de bouchon (8€).
La réelle plus-value de l’établissement réside néanmoins dans la sélection opérée main dans la main entre le caviste, la sommelière et le chef pour une adéquation des plus parfaites entre le breuvage et le plat, comme illustrée par cette association entre la pomme de terre façon terre/mer et l’AOP Entre-Deux-Mers, château La Candoulette de 2018.

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