Au premier regard...
La Monster SP se distingue par sa déco moto GP rouge et noire. On remarque immédiatement la selle rouge, le capot de selle avec le logo Monster SP et un logo Ducati plus grand sur le réservoir à l’instar de celui de la Panigale V4. Les jantes sont également revues avec un noir brillant du plus bel effet accompagné d’un léger rappel de rouge. Le tableau de bord arbore un écran TFT de 4,3 pouces avec des graphiques racing et un grand compte tour. Toutes les informations y sont disponibles et visibles, commandées facilement par un commodo sur la gauche du guidon. Les commandes sont très souples et tombent eÃâ cacement sous les mains. La position est naturelle, agréable d’autant que la Monster SP est légèrement plus haute que la modèle de base.
On the road again...
Au démarrage, le bruit est quelque peu feutré compte tenu des normes en vigueur, et ce, malgré l’échappement Termignoni homologué bien entendu. Pour autant, on sent le potentiel à chaque essorage de la poignée des gaz. À ce propos, nous avons eu la chance d’être parmi les premiers à monter sur cette SP et d’en pro ter pour cet essai. Malheureusement, la moto était en rodage. À ce titre, nous avons respecté les montées en régime prescrites afin de préserver sa mécanique.
Dès les premiers tours de roue, la Monster SP surprend par la souplesse du bicy-lindre, permettant de ne pas jouer de la boite de vitesse en permanence par sa légèreté et sa maniabilité. Le shifter Up et Down d’origine sur la SP, est juste incroyable. Les montées de vitesses sont précises et rapides tandis que les rétrogradages se font sans à-coups alors que la moto est neuve, pas rodée.
Comme l’indique le “SP”, c’est une déclinaison sportive donc quelque peu épurée. De ce fait, la SP est dénuée de protections. Entendez par cela que si elle se fau le allégrement en ville, et qu’elle y est à l’aise, on note une remontée de chaleur lors des arrêts aux feux. Côté pratique, le rayon de braquage permet de tourner court lors des manœuvres dans les rues étroites.
Direction La Montagne pour tester la maniabilité et les reprises. Le bicylindre de 937 cm3 qui off re 111 cv pour un poids de seulement 186 kg en ordre de marche, est plus que volontaire. Les courbes se passent tranquillement en seconde voir en troisième si la voie est libre. Les reprises sont douces alors qu’en sous-régime, le moteur ne claque pas pour un bicylindre Ducati.
L’amortissement est ferme, mais la moto reste confortable. La SP s’inscrit naturellement en courbe donnant même au pilote, l’impression qu’il a de la marge, beaucoup de marge. Elle se montre facile dans les enchaî-nements de lacets, passant de gauche à droite sans effort. En cas d’erreur de pilotage ou d’excès d’optimisme, le freinage est précis, mordant et en-durant grâce aux Brembo Stylema accrochés aux disques de 320 mm à l’avant.
Coté quatre voies, l’absence totale de protections entraîne de facto une prise au vent, mais celle-ci est accep-table, d’autant que sur l’ensemble du réseau réunionnais, ça culmine à 110 km/h dans le meilleur des cas. Côté duo, autant être clair, la Monster SP n’est pas faite pour ça !
In ÃÂfine...
La Monster SP est belle, lé-gère, eÃâcace et racée. Ducati est allée à l’extrême pour cette déclinaison sportive de la Monster pour gagner du poids et de la performance. Même la batterie est au lithium, lui faisant gagner 2 kg ! Tout y est, l’équipement, le look et l’esprit racing cher à Duca-ti. Comme on dit, “elle a tout d’une grande”

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