En selle...
Les photos parlent d’elles-mêmes, c’est une grosse et belle moto. Elle peut accueillir tous types de gabarits sans être à l’étroit. Le design est simple-ment magnifique. La selle est accueil-lante, le guidon bien placé en avant et les reposes pieds sont positionnés à la bonne hauteur. C’est peu de dire que l’on ressent instantanément un senti-ment de puissance à son guidon. Tous ceux qui cherchent à se faire remarquer en ville ou aux abords d’une terrasse de café, sont à la bonne adresse. L’Anglaise en jette !
Le contact mis, un beau compteur digital lisible à écran TFT apparaît. Il se montre précis à l’utilisation. Les com-mandes sont douces, les commodos bien positionnés, assurant facilement les changements de modes. L’équipe-ment de série est complet avec plusieurs modes de conduite, ABS, freinage cou-plé avant-arrière, traction control et cruise control. Il est possible de gérer son smartphone à partir des commandes de la moto qui dispose d’un port USB.
On the road again...
Enfin le moment tant attendu de presser sur le bouton de démarrage. Le trois cylindres et ses trois sorties d’échappements laissent sortir un son rauque, mais feutré. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2458 cm3, 167 CV et 221 nm de couple à 4000 tr/min. Les 300 kg de la bête laissent une certaine appréhension qui est vite ou-bliée dès les premiers tours de roues. On ne sent pas le poids sauf pour bien sûr lors d’une manœuvre à l’arrêt. Le rayon de braquage est assez “bluffant” eu égard au gabarit. La moto tourne dans un mou-choir de poche.
Les premiers kilomètres en ville mettent en évidence que la circulation intervéhicules n’est pas sa tasse de thé. Ça passe, mais une attention certaine est requise. En revanche, l’accélération du trois cylindres est impressionnante ! Pour faire simple, en mode sport, c’est un missile qui en plus “rupte” à 7500 tr/min. Le modèle de démonstration est équipé du shiffter qui rend la montée des rapports ÃŽuide et rapide. Ça pousse vraiment fort compte tenu du poids aÃâffiché sur la balance.
Au sortir de la ville, la belle Anglaise prend ses aises dans les espaces munis de grandes courbes. Elle déroule natu-rellement sur l’angle avec une tenue de route exemplaire. La prise au vent est limitée jusqu’au 110 km/h autorisés. La moto est stable, précise et conserve sa trajectoire lors d’une bonne remise de gaz en sortie de courbe au point de corde. Le couple est monstrueux faci-litant le pilotage tranquille en 6e sur un let d’accélération
Malgré l’énorme pneu arrière et son empâtement conséquent, la Rocket 3 R est à l’aise sur les routes des hauts. On se prend vite au jeu de l’emmener de gauche à droite en la balançant pour bien la rentrer en virage et mieux la ressortir à la manière d’un roadster de 200 kg. C’est sport, mais ça passe. En bref, il faut faire corps avec la moto. Côté freins, Triumph a choisi de mon-ter deux disques de 320 mm à l’avant pincés par des étriers Brembo à 4 pistons et placé un disque de 300 mm à l’arrière. Malgré le poids, le freinage est puissant, endurant et dosable. Côté confort, les suspensions sont fermes, mais gom-ment avec eÃâcacité les aspérités de la route. Dans l’ensemble, la Rocket 3 R est confortable.
In ÃÂfine...
La Triumph Rocket 3 R est, de mon point de vue, un concentré de technologie sublimé par une mécanique hors pair. Un moteur coupleux et puissant, une transmission par cardan et un look de roadster à la mode custom. Elle est faite pour séduire les “Bad Boys” raÃânés. L’essayer c’est l’adopter.

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