Depuis 2019, le paysage de l'épargne retraite comprend un nouvel outil d'épargne: le Plan d'Epargne Retraite (PER], un dispositif simple, efficace et universel.
Auparavant, une multitude de solutions peuplait cet univers (PERP, Madelin, Préfon, Perco et contrats articles 83 pour les salariés, etc...). Autant d'instruments, autant de conditions et autant de sources de confusion. Le PER rompt avec cette logique additionnelle.
Optimiser les versements
Chacun peut ouvrir un PER. Les sommes versées sur un PER sont déductibles chaque année du revenu imposable dans la limite de 10% des revenus d'activité de l'année N-1, avec un plancher de 10% du PASS. Le souscripteur peut également bénéficier des plafonds non consommés des trois années précédentes et mutualiser avec celui de son conjoint (ou pacsé).
Le levierfiscal du PER vaut surtout pourles souscripteurs fortement imposés lors de la phase d'épargne (à 41% et 45%). Ils seront bien plus susceptibles de profiter d'un taux d'imposition moins important lors de la liquidation du contrat.
La sortie du capital versé
Le déblocage du contrat retraite est possible une fois sa retraite obtenue : soit en rente. soit en capital (en une seule ou plusieurs fois), ou les deux.
Dans une sortie en capital, l'épargne cumulée sera soumise à l'impôt sur le revenu et la plus-value sera soumise à la flat-tax. Mais cette sortie peut se faire en plusieurs temps afin de lisser la fiscalité de l'épargne constituée. Dans une sortie en rente, ces sommes seront perçues comme une pension de retraite.
Le PER est le véritable couteau suisse de l'épargne retraite. L'avantage fiscal lié à ce dispositif étant la déduction des versements, nous considérons qu'il n'est optimal que surla tranche haute d'imposition. Nous recommandons par ailleurs d'y loger votre épargne de long terme et de veiller au choix crucial de l'allocation de fonds ainsi que de l'analyse préalable des frais de votre contrat.

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