1 salarié sur 2 ferait régulièrement des fautes, en attestent les 9 mails sur 10 qui en contiennent. Le coût de ces erreurs pour les entreprises est estimé à plusieurs milliers d’euros par an. « Vécue comme un manque de respect vis-à-vis du lecteur, une seule faute sur la page d’un site de vente en ligne, a pour effet de diviser par deux le nombre de ses ventes » avance Ingrid Violeau aux commandes de la société Rebondir. Experte en orthographe et écrits professionnels, certifiée et recommandée par le Projet Voltaire, elle accompagne - de la relecture à l’écriture - des particuliers (étudiants, aspirants écrivains…) et des professionnels ayant constaté que leurs lacunes en matière d’orthographe pouvaient entraver l’évolution de leur carrière.
Un handicap professionnel
Au-delà du processus de recrutement, fortement conditionné par la maîtrise de l’écrit (30% des CV étant écartés dès la 2e faute, et 9 lettres sur 10 rejetées du fait d’une mauvaise orthographe), nombreux sont les moments professionnels où l’erreur n’est tout simplement pas acceptable. Incontournable, de la production de mails, comptes-rendus, documents divers et variés, l’utilisation d’un correcteur demeure trop souvent négligée, en plus de ne pas véritablement relever la mission. Pour exemple, la formatrice s’est amusée à glisser 47 erreurs dans un texte d’une quinzaine de lignes, avant de le soumettre à une correction logicielle, gratuite comme payante. Et les résultats sont sans équivoque : 14 erreurs ont été détectées par Word, 27 par Scribens, 28 par Bonpatron quand Cordial.fr, le plus performant du marché, en a relevé 32.
À défaut de pouvoir compter sur ces solutions, la mobilisation d’un prestataire étant exclue pour des raisons de réactivité, le plus simple n’est-il pas de prendre son orthographe en mains ? « Et ce faisant, de s’autoriser à briser le plafond de verre induit par une mauvaise maîtrise de l’écrit » insiste la formatrice, confirmant avoir accompagné un salarié s’étant vu proposer un poste de direction… sous réserve d’avoir réglé ses problèmes d’orthographe !
Aucune règle ne résiste, pour peu qu’on la travaille
Heureusement, l’orthographe ainsi que la grammaire, la conjugaison, la syntaxe et au-delà, la rédaction, sont des domaines dans lesquels il est possible de faire des progrès « qui plus est, en s’amusant », insiste la formatrice qui, sur la base d’un état des lieux, va élaborer un programme d’accompagnement, individuel ou collectif, appuyé sur la méthodologie Projet Voltaire. Convoquant une bonne dose de pédagogie active, la méthode Rebondir mobilise mémoire visuelle, auditive, kinesthésique pour répondre à des objectifs établis « sur-mesure ». Chacune des formations est proposée en mode hybride : coaching et accompagnement numérique sur des plateformes spécialisées. Celle du projet Voltaire mais également celle déployée par Rebondir, qui vient tout juste de recruter dans l’objectif d’encore développer son outil. Pour acquérir les bases d’une orthographe digne de ce nom, entre 50 et 75 h de travail (en présentiel et sur les plateformes), sont en général requises, soit 3 à 4 mois pour véritablement upgrader ses productions écrites comme orales. Toutes les formations délivrées par l’organisme sont éligibles au CPF, aux dispositifs déployés par les OPCO, la Région Réunion ou encore le Pôle-Emploi. Vous n’avez plus aucune excuse !

0 COMMENTAIRE(S)