Le Mémento : Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?
Sandrine Dunand-Roux : J’ai fait une prépa HEC avant d’intégrer le groupe ESSEC, dans le cadre duquel j’ai passé un an aux États-Unis, pour finir par un MBA en Écosse. J’ai ensuite parcouru le monde en tant que directrice commerciale internationale du groupe Naf Naf. Ça a été une expérience extrêmement formatrice et passionnante que de choisir le mode de distribution et d’adapter les collections en fonction des pays.
Je suis à La Réunion depuis 20 ans et je suis fière de défendre les entreprises locales depuis 17 ans maintenant au sein du MEDEF.
Le Mémento : Aviez-vous conscience de ce qu’impliquer que travailler pour Le MEDEF ?
SDR : Non, j’ai appris au fur et à mesure. Le MEDEF, c’est l’école des entreprises, ça ne s’apprend pas à l’ESSEC ou ailleurs. J’ai appris à travailler sur le terrain et à y déceler ses forces, ses faiblesses et ses opportunités. J’ai découvert petit à petit les codes au contact des entreprises. Collaborer avec 700 adhérents, c’est s’imprégner de leur problématique, comprendre leurs attentes, leurs besoins et construire ensemble des solutions uniques. On peut dire que j’ai grandi en même temps que le MEDEF Réunion.
Le Mémento : Aujourd’hui vous occupez le poste de déléguée générale du MEDEF. En quoi consistent vos fonctions ?
SDR : J’aide et j’accompagne les entreprises de La Réunion dans leurs attentes. En tant que déléguée générale, j’ai également pour mission d’éclairer les décisions du conseil d’administration, de faire le lien entre ce dernier et le terrain, de remonter les spécificités du territoire au MEDEF national, de faire tomber les stéréotypes et de leur permettre de découvrir nos pépites. Cette fonction, je l’exerce soutenue par une équipe de dix-sept personnes qui partagent les mêmes valeurs que moi : combativité, résilience et éthique.
Aussi, quand les adhérents viennent nous voir, c’est souvent qu’ils ont un problème, au-delà d’une recherche de solution, il est aussi important de dédramatiser la situation, d’être dans l’écoute, l’empathie et le non-jugement pour qu’ils se sentent bien et trouvent un sens à adhérer au MEDEF et à y rester.
Le Mémento : Quelles sont les actions que vous avez menées au MEDEF et qui vous ont marqué ?
SDR : J’ai accompagné les négociations des accords du COSPAR en 2009. C’était ma première crise au sein du MEDEF et ça m’a beaucoup marqué. La mise en place du greffe en délégation de service public qui a permis de fluidifier l’obtention des KABIS à La Réunion : une belle victoire. Autre action qui m’a marqué, la mise en place du contrat Gadiamb. Suite à la crise des Gilets Jaunes, le directeur d’Opcalia et moi, nous sommes mis autour d’une table pour réfléchir à une solution d’employabilité pour les jeunes éloignés de l’emploi et créer le contrat Gabiamb. Un contrat repéré par la ministre du Travail et aujourd’hui soutenu par l’État.
Le Mémento : Quels sont vos projets ?
SDR : Continuer à intéresser et à convaincre de nouvelles entreprises d’adhérer au MEDEF. Plus nous aurons d’adhérents, plus nous serons représentatifs du tissu économique et plus notre voix portera. Pour grandir, il faut continuer à mettre en œuvre de nouvelles actions, recruter de nouvelles personnes, imaginer de nouvelles solutions. Mon ambition pour les années à venir est d’œuvrer au sein du MEDEF Réunion, aux côtés du Club Export et la Région pour accompagner nos entreprises à l’international.

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