

Premier regard …
La Leoncino affiche une hauteur de selle de 805 mm, permettant aux gabarits moyens de poser les deux pieds au sol. La position est neutre, aidée en cela par un guidon cintré qui remonte bien haut. Si la fabrication est chinoise, le style est italien ! La Leoncino affiche une ligne élégante dans un style néo-classique donnant une fluidité à l’ensemble. Le contact mis, l’écran TFT à affichage 100% digital laisse apparaitre un lionceau courant avant de laisser place aux informations de base. Ce même lionceau – Leoncino veut dire lionceau en français – est, par ailleurs, fièrement sculpté sur le garde boue avant. C’est fun pour certain et kitch pour d’autres, chacun se fera une idée … Les feux à LED sont du plus bel effet notamment le « Leoncino » qui s’éclaire en surbrillance au milieu de l’optique avant. Il est à noter que Benelli a pensé à faire des commodos assez gros et jolis qui permettent d’actionner facilement les clignotants. Les commandes tombent sous les doigts, les leviers sont souples, le contact est mis, alors c’est parti.
On the road again …
Au démarrage, le son rauque d’origine du bicylindre est très agréable. On aperçoit immédiatement une particularité sur le compteur, le compte tour digital est doublé par un bel effet sur fond bleu. Malgré les 222 kg, la moto apparait légère et se montre agile. Le rayon de braquage est bon ce qui permet des demi-tours sans manœuvre. Le bicylindre est coupleux permettant un parcours en ville sans encombre. Se faufiler est aisé, et, quoi qu’il arrive, la moto permet de poser les deux pieds au sol en cas de nécessité. L’hiver austral aidant, la moto ne chauffe pas ce qui n’est pas désagréable pour le coup.
Direction les hauts du chef-lieu pour tester la belle et voir si elle est joueuse. Toutes proportions gardées, elle se prête bien au jeu des virages sinueux même si les pneus à crampons montrent leurs limites. Pas de panique, avec un rythme tranquille et sûr, la Leoncino enchaine les virages sans soucis et en toute sécurité. L’accélération est franche malgré les poids de l’ensemble. La moto est plutôt à l’aise dans cet exercice. Pour arrêter les 222 kg, Benelli a choisi d’équiper la Leoncino de deux disques semi-flottant de 320 mm à l’avant et un disque de 260 mm derrière. La commande de frein est un poil dur mais n’enlève rien à l’efficacité du freinage, ni au mordant. Direction la quatre voies pour tester la prise au vent. C’est assez surprenant car sans aucune protection aérodynamique, la prise au vent est bien plus qu’acceptable, n'obligeant pas le pilote à s’accrocher au guidon. Ça protège plutôt bien et ça n’a rien à voir avec le sens du vent, hiver austral oblige ! La moto est stable, bien aidée en cela par une position et une selle confortables. L’amortissement de l’ensemble est de bonne facture même si on peut regretter un débattement un peu court alors que visuellement, les suspensions en jettent.
La Leoncino est dotée d’un réservoir de 15 litres permettant de faire environ 180 à 190 kms avant la réserve. La consommation s’établie à 6 l/100 kms en moyenne.
In fine …
Avec la Benelli Leoncino 800, le groupe chinois a de quoi inquiéter la concurrence qui va devoir composer avec ce nouveau venu dans la catégorie des moyennes cylindrées. La moto est belle, bien finie et surtout, déborde de potentiel. Grâce à son confort et son moteur économe, elle permet de rouler tous les jours. La Leoncino est disponible chez Urban Motos au tarif de 11 690€.

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