À bord…
Le look du R 1250 R est consensuel, moderne avec un phare avant à LED doté d’une jolie signature lumineuse. Autrefois en option, les clignotants LED et le feu de jour “R” LED sont de série. Un projecteur full LED adaptatif est disponible en option.
Notre modèle, le Triple Black, affi che une teinte black Storm Metallic avec un cadre gris agate, des étriers de freins avant et arrière dorés, des écopes de radiateur et un sabot moteur en acier, un réservoir avec insert “pure” et une monoselle.
L’ensemble est harmonieux et le mythique Flat Twin de la marque qui déborde de chaque côté donne une impression de volume. Le tableau de bord est équipé d’un écran TFT de 165 mm très lisible, complet et connecté. Il est facilement commandé par le commodo sur la poignée gauche. L’allumage se fait sans clé sur un connecteur placé au milieu devant le guidon.
Le guidon est large, offrant une position de conduite droite, agréable et naturelle. La hauteur de selle permet à un gabarit de taille moyen de poser les pieds au sol à l’arrêt.
On the road again…
Le contact est mis et le démarreur sur ON. À la mise en route, on sent un petit mouvement sur le côté eu égard au Flat Twin. Le bruit est rauque et feutré avec l’échappement de série. Pour autant, il a un joli petit bruit à l’accélération. La prise en main est facile et dès les premierstours de roue, on sent que le bicylindre est coupleux, très coupleux.
En ville, la maniabilité est bluff ante. Sans doute aidée par la position de conduite, la moto suit le regard du pilote. Le rayon de braquage est excellent et permet de manoeuvrer même quand c’est exigu. Au rayon des points fort, il est à noter l’équilibre du R 1250 R. Sur les manoeuvres à très basse vitesse ou encore sur les arrivées au feu, la moto tient presque toute seule debout. C’est certes imagé, mais ça donne un peu une idée de la sensation. Autre point, ça ne chauffe pas plus que ça à l’arrêt.
Passé les affres de l’agglomération, la R 1250 R peut s’exprimer pleinement sur les petites routes du littoral de la côte ouest. Les rapports s’enchaînent et le gros bicylindre fait le reste. À propos des rapports, une note proche de la perfection pour la transmission par cardan et le shifter de série, Up et Down : Aucun à coup et précision sont de rigueur, en résumé, une BMW.
La moto enchaîne les courbes et les virages avec une aisance à couper le souffl e. Le châssis du R 1250 R, associés aux suspensions pilotées, rend les routes presque toutes plates. En deux mots, la moto est sure et confortable. Côté accélérations, elles sont assez franches et dynamiques malgré les 239 kg de la machine. Il y a de quoi s’amuser. Le freinage signé Brembo, est précis et effi cace. Comme toutes les BMW, on peut presque freiner avec deux doigts.
Un petit tour sur la quatre voies et là encore, une sensation de stabilité et de sécurité. Le régulateur sur la vitesse maximale autorisée permet de constater que la prise au vent est acceptable compte tenu de l’absence de protection. Coté consommation, le Flat Twin déjà connu pour être peu gourmand, off rant une bonne autonomie au R 1250 R grâce au mode “Eco” de série.
In fine…
Le BMW R 1250 R est un roadster certes bourgeois, mais c’est aussi ce qui lui est demandé. Confortable et dynamique, il se montre sur et performant. À l’aise sur tous types de routes, c’est sans conteste la moto des pilotent qui recherchent un roadster hors des standards sportifs actuels. Ne vous y trompez pas, il cache bien son jeu et off re un surprenant plaisir de piloter, c’est un monstre de polyvalence.

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