Dans un contexte encore incertain pour le secteur aerien mondial, la compagnie poursuit l’execution de sa feuille de route et maintient le cap vers la profitabilite dans l’ocean Indien. Explications avec Jules Perreau, son directeur regional.
Le Mémento : Depuis 2020, Corsair renforce sa présence dans le paysage aérien de l’océan Indien. Comment cela se traduit-il ?
Jules Perreau : Les Outre-mer représentent le principal marché de Corsair, tant en nombre de voyageurs qu’en chiffre d’affaires. Ces dernières années dans la zone océan Indien, la compagnie a littéralement changé de dimension : passant d’une compagnie aérienne bi-classe avec des avions vieillissants à une flotte entièrement neuve dotée notamment de sièges-lits en Business.
D’une compagnie qui opérait un seul vol par jour vers Paris, nous sommes passés à un réseau qui propose désormais cinq destinations au départ de La Réunion : Paris, jusqu’à deux vols par jour, Lyon et Marseille, deux fois par semaine, mais aussi Mayotte et Madagascar, des marchés à fort potentiel sur lesquels nous opérons respectivement trois et deux fréquences hebdomadaires.
En termes de choix de destinations dans l’océan Indien, Corsair s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur du transport aérien.
Le Mémento : Ce déploiement s’est-il traduit dans le renforcement des équipes ?
J. P. : Dans son changement de dimension, la compagnie s’est beaucoup développée en termes de ressources humaines. Le nombre de collaborateurs au sein des établissements océan Indien s’est accru de 50 % depuis 2020.
Il y a deux ans, Corsair a également procédé à l’ouverture de sa base PNC à La Réunion.
35 jeunes Réunionnais ont été formés et opèrent aujourd’hui sur l’océan Indien et sur l’entièreté du réseau Corsair.
La compagnie a également développé son offre de proximité avec cinq agences sur le territoire. Une démarche créatrice d’emplois.
L’ouverture sur Mayotte, Madagascar et Maurice a également profité à l’emploi dans ces territoires.
Le Mémento : L’année 2024 marque la fin du renouvellement de la flotte Corsair ?
J. P. : Initiée en 2021 avec l’arrivée des premiers Airbus A330neo affectés exclusivement à l’océan Indien, le renouvellement de la flotte, soit 9 appareils, s’achèvera à la fin de cette année, comme prévu.
La totalité de la flotte déployée sur le réseau Corsair sera alors flambant neuve avec une moyenne d’âge des appareils inférieure à 2 ans.
Corsair possèdera l’une des flottes les plus jeunes du marché.
Dans les mois qui viennent, La Réunion sera à nouveau sous le feu des projecteurs à l’occasion de l’arrivée du huitième appareil qui sera inauguré sur la ligne océan Indien.
Ce renouvellement de la flotte est un gage de stabilité pour la compagnie mais aussi pour ses clients.
Une compagnie aérienne qui renouvelle l’entièreté de sa flotte dans une période si courte, fait la démonstration de sa stabilité, de son expertise technique et de sa solidité financière, mais offre également à ses clients un gage de qualité et de confort.
Le Mémento : Adossée à ces avions de dernière génération, l’expérience client a également fait un bond ?
J. P. : Au-delà d’offrir un confort accru à bord — confort d’assise et de voyage, confort sonore et confort technologique — l’arrivée de ces appareils permet à Corsair de diminuer son impact environnemental en abaissant notamment de 25 % ses émissions carbonées.
La compagnie a également procédé au renouvellement global du produit avec du matériel de dernière génération (sièges, écrans) déployé au bénéfice des trois catégories de voyage : Economy, Premium et Business.
Un nouveau salon Business (salon Extime) a été inauguré début 2024 à Orly.
Notre ambition à court terme est de proposer un produit similaire à La Réunion, pour offrir un confort supérieur à nos passagers Business, toujours plus nombreux depuis le lancement du nouvel appareil et la mise en place d’un service client dédié à notre clientèle haute contribution.
Le Mémento : Quel bilan dressez-vous de cette année 2024 et quel cap avez-vous fixé pour 2025 ?
J. P. : Bien que très légèrement inférieur à 2023, laquelle fut une année record, l’été 2024 reste satisfaisant, en particulier au regard du contexte politique et de l’effet Jeux Olympiques ayant poussé certains voyageurs à différer leur déplacement vers l’Hexagone.
Les bonnes performances observées sur les premiers mois de l’année se traduisent par de très bons taux de remplissages sur l’entièreté du réseau.
L’année 2024 n’est pas terminée, mais nous sommes sereins sur les résultats d’ici la fin de celle-ci.
Corsair réaffirme son engagement envers les Outre-mer, avec une attention particulière pour La Réunion, destination historique et escale incontournable de notre réseau.

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