Entre la famille Chan Liat et l’univers de la glace, c’est une longue histoire d’amour. Tout a commencé avec Louis, le patriarche, qui arrivant de Chine, a lancé les glaces artisanales "Mont Blanc" en 1954. Tout allait pour le mieux jusqu’à ce que vingt ans plus tard, débarque dans l’île, le géant Miko.
Pour contrer ce nouvel arrivant, voit le jour en 1973 la société « Les Glaciers Réunis Industrie », une entreprise familiale spécialisée dans le secteur de la glace, qui crée à Sainte-Clotilde, dans la zone industrielle du Chaudron, son usine et lance la marque Adélis, en référence à la Terre Adélie à laquelle la famille a ajouté un « s », jouant sur la phonétique pour amener à penser à délice.
Ainsi, voient le jour les fameuses sucettes à l’eau, les Fuji-Pot, Cherry Cône, Enrobée, Liégeois, et les bacs en 1,8l et 5l.
La société compte aujourd’hui 70 références de produits répartis en différentes gammes : la gamme FRI, qui comprend les sucettes à l’eau aromatisées à la banane, coco, ananas, menthe, orange, fraise, grenadine. La gamme Super FRI, fabriquée à base de pulpe de fruits, se compose des célèbres sorbets tamarin et goyaviers. La gamme IGLOO avec des sucettes « au lait » (barbe à papa, cacahuètes, coco, vanille et bientôt cardamome début 2023). La gamme POP (ananas /coco et vanille /passion) et enfin les Enrobées (vanille, cacahuète, fraise, orange/amère, coco, noisette). Sans compter les bacs de glace de 1,8l (10 parfums) et 5l (20 parfums).
L’entreprise, leader dans le monde très concurrentiel des sucettes à l’eau, embauche une cinquantaine de personnes. Son secret ? « Notre entreprise, 100% réunionnaise existe depuis 50 ans et bénéficie d’une très bonne notoriété », explique François Chan Liat, directeur général des Glaciers Réunis Industrie. « Les consommateurs connaissent la qualité de nos produits, en particulier notre fameux sorbet banane, qui n’existe nulle part ailleurs au monde et dont la recette reste inchangée depuis sa création. Notre succès est également dû au fait que nous fabriquons nos glaces en fonction des attentes des Réunionnais : assez sucrées et au goût intense ».
Pour fabriquer le célèbre sorbet à la banane Adélis, tous les ingrédients - eau, sucre, glucose, lactose, lait concentré, stabilisateur, protéines de lait, arôme, colorants – sont versés dans le mélangeur pour y être pasteurisés.
Le mélange est ensuite transféré via des tuyaux dans un homogénéisateur et passe enfin dans un échangeur à plaque afin d’être refroidi, puis stocké dans des cuves de maturation pouvant contenir jusqu’à 1000 litres.
Aspiré par une pompe, le liquide passe d’abord par un freezer pour y être foisonné et glacé, puis est dirigé vers le RIA 5, un appareil dont la base est à -40°, où grâce à une doseuse automatique, il est versé dans le moule, avant de devenir semi gelé. C’est à ce moment précis que le sorbet reçoit son manche en bois, de manière automatisée.
Une fois congelée, la glace est démoulée grâce à de l’eau chaude présente sous le moule, avant d’être placée dans son emballage qui sera soudé et recevra les informations concernant la traçabilité du produit (date de fabrication, DDM, lot…).
Arrivés en fin de parcours, les sorbets sont vérifiés manuellement, puis placés dans des sacs qui prennent immédiatement la direction de l’une des huit chambres froides de l’entreprise, où glaces et sorbets sont conservés à une température de –30°.
50.000 sucettes sont ainsi produites chaque jour par l’usine Adélis pour le plus grand bonheur des petits et des grands.

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