Les « bilans carbone », qui concernent des émissions de dioxyde de carbone (CO2), dont on nous rebat les oreilles pour mieux nous imputer la responsabilité du « réchauffement climatique global », pour la simple et bonne raison que nous vivons sur la planète terre, témoignent d’une volonté de culpabilisation poussée à l’extrême… Le harcèlement écologiste, qui nous rappelle les excès de la grande inquisition selon laquelle même les bébés étaient marqués par le péché et donc impurs, produit chez les jeunes et les plus crédules de nos contemporains un état d’anxiété chronique, en ce sens que la pastorale de la peur prêchée par les écologistes, instille une pathologie de la faute, en laissant croire que chacun de nos gestes pollue l’atmosphère des autres. Cette rhétorique est d’une extrême violence, en ce sens qu’elle plonge une part importante de l’opinion dans une névrose collective de culpabilité, et nuit gravement au bon sens qui prévaut à la sensibilité environnementale, au respect de la nature et de la vie en général. Un état d’esprit fondé sur l’intelligence et la connaissance, partagé par une large majorité des Français. Nous sommes responsables de nos actes cela est une réalité. Mais le concept même de responsabilité est incompatible avec la démarche de ceux qui pensent nous imposer l’expiation d’un péché originel qui mêlerait tout à la fois pollution, capitalisme, esclavage et dieu seul sait quoi… Le moralisme des prêcheurs verts est insupportable, car si nous aimons et respectons la nature, la vie et l’environnement, c’est parce que nous savons que nous en sommes partie-prenante et que nous entendons protéger notre milieu de vie, notre patrimoine, celui-là même que nous transmettons à nos enfants. Et cette responsabilité, nous refusons qu’on prétende nous l’imposer à grands coups de moraline. Je dis non ! Faut quand même cesser d’exagérer !
Les entreprises sont-elles moins vertueuses qu’auparavant ? Les consommateurs de plus en plus pollueurs ? Non ! Ce sont bien les décisions politiques sur lesquelles nous n’avons aucun pouvoir, au-delà d’élections qui sont autant de parades électorales, qui nous placent sous l’influence d’une absolue dépendance législative, qui donnent cette illusion d’action publique. On nous oblige, un temps, à consommer du gazole et puis ce carburant se transforme en poison sous prétexte de commercialisation d’autres énergies qui seraient brutalement devenues rentables sinon propres. Qui est à l’origine de ces jeux de dupes, à base d’autorisation de mise sur le marché ? Qui a voulu distribuer, populariser, adapter et rendre tel carburant désirable ? Qui a « paramétré » les moteurs pour que ces derniers en consomment, et qui a finalement réadapté ces moteurs pour devenir moins polluants alors que cela aurait été possible dès le départ ? Toutes les décisions sans aucune exception sont prises par les « législateurs ». Pensez-vous que l’entreprise ne respecte pas les lois ? Le secteur privé est en totale soumission aux législations en vigueur. Toutes les entreprises les appliquent strictement… Mais il est certain que si les lois étaient moins restrictives nous serions beaucoup moins polluants ou carrément plus du tout aujourd’hui. Lorsque l’entreprise n’a pas d’autre choix que de rouler diesel, et consommer gazole, très longtemps vantés par les pouvoirs publics pour leurs performances économiques, peut-on condamner qui que ce soit de les avoir utilisés ? Qui peut tolérer que les entreprises soient clouées au pilori, dénoncées, insultées, par des activistes écologistes radicalisés.
Franchement à force de vouloir stigmatiser les agissements d’antan en les jugeant à l’aune de critères contemporains – anachronisme - sous prétexte d’un « global warming », dont le prisme n’est que de quelques décennies sur des milliards d’années, n’a pas trop de sens. Le climat est devenu une norme écologique instantanée et il faudrait en urgence légiférer pour qu’il s’adapte aux volontés de ceux prétendent mieux connaître la planète que quiconque ? Ce sont les neurones de quelques extrémistes verts, déjà en surchauffe, qui finiront par griller les premiers. La jeunesse, toujours en quête de motifs expliquant leur fracture générationnelle, trouve dans les discours écologiques une motivation pour braver les interdits. A moins que ce soit le contraire et que pour exister les écolos extrémistes puisent dans cette jeunesse des mouvements légitimant leur vie politique. Est-ce parce que l’on voyage en avion que l’on pollue ? Non ! Si vous voyagez avec un avion de ligne régulière et bien votre bilan carbone est égal à zéro ! Pourquoi ? Car que vous soyez dedans ou pas cet avion décollera avec ou sans vous. La véritable âme écolo et si vous voulez faire du bien à la planète il faut par conséquent prendre des billets d’avion et remplir les vols réguliers le plus possible.
La mauvaise conscience écologique n’a pas à être subie par les consommateurs, ni par les entreprises, ce sont ceux qui rédigent les lois qui doivent y penser. La lutte contre les pollutions est exclusivement tributaire de la responsabilité des citoyens et les pollutions ne sont pas le fait des simples consommateurs. La transition se fera vers un avenir plus propre car nous y avons tous intérêt, parce que le progrès technologique et la connaissance nous y conduisent. Il ne faut pas se laisser leurrer par les objectifs utopiques du « zéro émission ». Un écologique, même pas extrémiste, a récemment commenté, à ma très grande surprise, une éruption volcanique : « un volcan, lorsqu’il est en éruption, il pollue…» Sans blague ! Nous en sommes-là… Ces écolos de pacotille vont jusqu’à accuser mère Nature de polluer l’environnement. Peut-on sérieusement taxer un volcan de pollution ? Stigmatiser les vaches parce qu’elles pètent, les « viandards » parce qu’ils seraient des carnivores machistes, les agriculteurs des « pesticideurs »… Quid de l’eau de pluie qui ne devrait plus être captée par les retenues collinaires, du maïs trop avide en eau… Les décroissants veulent nous ramener manu militari à un temps sacré des origines qui n’a jamais existé. Mais lorsqu’un syndicaliste moustachu, pour signifier qu’il est en grève ou exprimer la contestation sociale de ses rares adhérents brûle des montagnes de pneumatiques d’où s’échappe une fumée hyper toxique et donc extrêmement polluante, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes écologistes…
Une autre idée, totalement absurde, des extrémistes verts, consiste à barrer les routes avec quelques olibrius qui peuvent aller jusqu’à se coller les mains au bitume, en partant du principe que causer du désagrément à un maximum de gens va détourner leurs colère et frustration sur ce qui provoque l’action moraliste provocatrice des activistes… Un message brumeux quand même que celui produit en usant de la loi de l’emmerdement maximum et de la prise en otage des honnêtes gens. Savent-ils seulement, ces militants, qu’ils génèrent plus de pollution que de réflexion en créant des embouteillages… nonobstant le « sacrifice » inutile de ceux qui sont bloqués à bord de leur voiture parfois électrique. Les activistes écologistes rendent haïssable jusqu’à la « cause » qu’ils prétendent défendre… Et quand bien même les billevesées vertes seraient crédibles en l’état, comment 67 millions d’individus sur 8 milliards, pourraient par acte de foi et sainteté écologiste, exercer la moindre influence sur le climat ? C’est ridicule. La France et l’ensemble des Français ne sont en rien responsables du changement climatique et sont loin d’être les plus pollueurs du monde ! Les écolos se trompent totalement de cible. Pourquoi ? Pour exister et obtenir de l’argent public et prospérer politiquement sur ce fonds de commerce millénariste… Leur idéologie est un trou noir politique… Ils n’ont que la fin du monde à vendre, comme en l’an mil, la peur… et suscitent frustrations et violences physiques avec les zadistes et les black blocks…
La « transition énergétique » est en cours. Sont-ils pour autant contents ? Non. Ces activistes affirment au travers d’actes illégaux que la terre va mourir bientôt. Super nouvelle malgré tous nos efforts de ces dernières décennies (tri sélectif, transition renouvelable, développement durable, économies d’énergie…), on va même crever encore plus vite selon eux. Donc, faisons l’effort de vivre heureux, en harmonie avec notre environnement. L’extrémisme est à bannir et la responsabilité reste et restera à ceux qui légifèrent et orientent les matières à utiliser dans notre quotidien pour le bien de tous. Nous n’utilisons plus de l’amiante par exemple, ni de plomb pour les tuyauteries… les pratiques françaises évoluent mais le progrès ne peut résulter de la culpabilisation des Français sur leur mode de vie et leur pseudo bilan carbone. Ce bilan est neutre et nous ne polluons pas simplement parce que nous vivons. Alors, histoire de prendre les écolos à leur propre jeu, pour démarrer un vrai changement climatique, peut-être faudrait-il lutter contre l’émission d’idées noires polluantes en ce qu’elles éteignent la joie de vivre… Vive la vie, vive la pensée positive.
N’allez pas jusqu’à penser que je ne suis pas favorable à une production vertueuse. Bien entendu qu’il faut changer pour moins polluer lorsque cela est possible. Et c’est possible que si nous avons les outils pour. Si une entreprise respectant la législation n’a pas la possibilité ni technique ni matériel de s’améliorer malgré son envie de le faire faut-il la condamner et prôner la fermeture de son activité. C’est grotesque. Tout comme le plastique, les pseudos écolo ont réussis à encrer l’idée que le plastique n’est pas recyclable. C’est tout le contraire, il n’y a pas de matière mieux recyclable que le plastique ! Tout comme les couverts en bois qui ont fait leur apparition parce que l’idée d’utiliser du bois est moins polluant que les couverts en inox. Là aussi la réalité montre que c’est plus polluant d’utiliser des couverts, en bois favorisant au passage la déforestation, et de les jeter aux ordures après une unique utilisation plutôt que de se fournir en inox en utilisant les mêmes couverts plusieurs milliers de fois sans abattre un seul arbre et sans encombrer les décharges. Les couverts en bois à usage unique sont une aberration que nous trouverons totalement irresponsable d’ici moins d’une décennie.
Enfin toute notre enfance n’a pas été aussi chaotique en termes d’éducation écologique. Les consciences font leur chemin et les efforts sont présents. Les mentalités évoluent et les pratiques changent dans le bon sens. Ne pas tout jeter aux orties mais garder un certain bon sens est le meilleur moyen d’avancer vers une économie encore plus vertueuse pour l’environnement. L’évolution c’est d’abord l’art d’explorer l’espace des possibles. Vivre dans l’écosystème qui nous entoure, nous impose, faute d’y être parfaitement adaptés, d’évoluer… Et notre évolution, c’est notre culture.

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