L'Assemblée nationale a rejeté d'emblée, jeudi, le projet de réforme constitutionnelle visant à réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie, via une motion de rejet adoptée par les groupes d'opposition dès son entrée dans l'hémicycle (190 voix contre 107).
Ce texte sensible, censé traduire l'accord de Bougival soutenu par plusieurs forces politiques en Nouvelle-Calédonie mais pas par le principal mouvement indépendantiste, a été repoussé.
En amont du vote, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, avait exhorté les députés à ne pas soutenir cette motion, estimant qu’un rejet d’emblée renverrait les tractations politiques "au point mort" et "des années en arrière".
À l’inverse, le député indépendantiste Emmanuel Tjibaou, porteur de la motion de rejet, a mis en garde contre "le désordre et la désunion" que le projet de loi entraînerait en Nouvelle-Calédonie.
À la suite du rejet, le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement prendrait ses "responsabilités", affirmant ne vouloir ni "immobilisme, ni passage en force". Il a également annoncé sur X qu’il réunirait "la semaine prochaine" les signataires de l’accord de Bougival.

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