La liquidation judiciaire d’Air Antilles provoque une vive réaction à Saint-Martin. Le président de la collectivité, Louis Mussington, a regretté la disparition de cette compagnie régionale, pourtant relancée en juin 2024 avec l’appui de Saint-Martin, devenue actionnaire majoritaire.
Air Antilles desservait depuis 2002 les îles françaises des Caraïbes, notamment Saint-Barthélemy, Saint-Martin, la Guadeloupe et la Martinique. La compagnie avait connu plusieurs difficultés ces dernières années.
Le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a prononcé la liquidation judiciaire de la compagnie, faute d’offre de reprise jugée crédible. Louis Mussington, également président du conseil d’administration d’Air Antilles, a dénoncé cette décision lors d’une conférence de presse.
Il a critiqué la Direction générale de l’aviation civile, dont les dirigeants ont été qualifiés de « technocrates » avec, selon lui, « une méconnaissance totale de la réalité du terrain ».
Le responsable saint-martinois estime que la stabilisation d’Air Antilles passait par une meilleure connectivité régionale. Il affirme qu’il fallait travailler « impérativement la connectivité » avec d’autres dessertes aériennes en dehors de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France.
Air Antilles jouait un rôle important dans les liaisons inter-îles. La compagnie permettait notamment à la population de se rendre en Guadeloupe ou en Martinique « pour des raisons de santé, de scolarité », mais aussi pour les échanges familiaux et le développement touristique.
La collectivité de Saint-Martin avait investi environ « 20 millions d’euros » dans la relance de la compagnie après la liquidation de sa société mère, le groupe Caire, en août 2023.
Mais Air Antilles avait été interdite de vols en décembre 2025 à la suite d’un audit de la DGAC ayant relevé des manquements documentaires et organisationnels. Avec son arrêt, Air Caraïbes devient désormais la seule compagnie à relier entre eux les territoires français des Antilles.
Mémento


0 COMMENTAIRE(S)