

L’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) et l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) ont publié les statistiques actualisées des défaillances d’entreprises dans l’ensemble des territoires ultramarins. En 2025, 2 832 redressements et liquidations judiciaires ont été enregistrés en Outre-mer.
Après une progression plus modérée qu’en France métropolitaine en 2024, la tendance s’inverse en 2025. Le nombre de défaillances d’entreprises augmente de 12,2 % sur un an dans les économies ultramarines, contre une hausse de 3,5 % pour l’ensemble du territoire national.
Les augmentations les plus marquées concernent les secteurs du transport-entreposage, de l’hébergement-restauration et des services aux entreprises, où les défaillances progressent de plus de 24 %. Dans l’industrie et dans le commerce-réparation automobile, les hausses sont plus limitées, respectivement de +6,0 % et +3,4 %, et moins élevées qu’en 2024. Le secteur de la construction, qui représente près du quart des défaillances, enregistre une progression de 7,3 % en 2025.
L’évolution varie selon les territoires. En Guadeloupe, le nombre de défaillances augmente de 44,4 % sur un an et approche les 500 cas en 2025. En Guyane, le nombre de jugements triple sur un an, notamment en raison des échéances de remboursement des aides accordées pendant la crise sanitaire.
En Nouvelle-Calédonie, les défaillances progressent de 11,3 %, mais à un rythme plus limité grâce aux dispositifs d’aides mis en place à la suite de la crise de mai 2024. En Martinique, après une baisse en 2024, elles augmentent de 15,6 % en 2025 et dépassent le seuil de 500 pour la première fois depuis 2013.
À l’inverse, les défaillances reculent à La Réunion de 1,2 %. En Polynésie française, la baisse observée depuis trois ans se poursuit en 2025 avec une diminution de 18,6 %. À Mayotte, elles sont également en forte contraction : 20 entreprises sont concernées en 2025, soit une baisse de 52,4 %.
memento.fr

0 COMMENTAIRE(S)