Sodiparc a réuni ses équipes et plusieurs partenaires pour mettre en lumière un dispositif encore peu connu, la Convention de Rééducation Professionnelle en Entreprise. Selon le communiqué, “la SODIPARC a mis en œuvre la Convention de Rééducation Professionnelle en Entreprise (CRPE), devenant ainsi la première entreprise à déployer ce dispositif à La Réunion”.
Dans son discours, son président directeur général Gérard Françoise a revendiqué cette position de précurseur et la responsabilité qui l’accompagne, “on est la première entreprise à bénéficier d’un dispositif innovant” et “il faudra aussi expliquer ce que c’est que le CAPE à d’autres” afin d’en devenir “ambassadeurs”.
Au-delà de l’annonce, l’entreprise défend une philosophie de terrain. Selon le document reçu par le Mémento, "la CRPE constitue un outil clé de prévention de la désinsertion professionnelle” permettant “une reprise d’activité progressive, sécurisée et adaptée”. Gérard Françoise a élargi le propos à la question de l’emploi des personnes en situation de handicap, “quand on est porteur de handicap, l’insertion professionnelle reste une problématique”, tout en critiquant une logique réduite aux obligations, “ce n’est pas les fameux 6% d’obligation qui obligent les entreprises à être réactives” et “il est dommage justement d’avoir ce type d’amende pour que les gens soient réactifs”.
Le dirigeant a insisté sur une méthode, la coopération. Selon le communiqué, la démarche “repose sur une coopération étroite entre les équipes internes et les partenaires institutionnels du territoire” et vise à démontrer “l’efficacité d’une approche collective et coordonnée”. Il a remercié les acteurs mobilisés, citant l'Agefiph, Cap emploi et la CGSS, évoquant “beaucoup de confort pour ce travail partenariat” et la nécessité d’avoir “maillé tout ça”. L’enjeu est de passer du principe à l’action, “c’est bien beau le discours, c’est bien beau les dispositifs, si derrière il n’y a pas d’action réelle, ça n’a de sens”.
Pour illustrer concrètement ce que la CRPE permet, Gérard Françoise a longuement évoqué le parcours de Sandra, salariée conductrice accompagnatrice. Elle est arrivée “en décembre 2022”, puis “deux mois après, boum, accident de la vie”, avant une longue période d’arrêt, “du 17 janvier 2023 au 16 février 2025”. L’entreprise dit avoir choisi de maintenir le lien et de sécuriser un retour progressif, “jamais, jamais elle n’a lâché. Toujours l’envie de revenir”. Il situe ensuite la reprise “en janvier 2025” avec l’appui du “médecin conseil de la CGSS”, et une retour effectif “depuis le 17 février 2025”. L’objectif est précisément formulé, “accompagner les salariés confrontés à des problématiques de santé vers une reprise d’activité progressive, sécurisée et adaptée”.
Sodiparc entend désormais élargir le retour d’expérience aux autres employeurs de l’île. L’enjeu, résume Gérard Françoise, est de faire de ce dispositif un levier de culture d’entreprise, “la santé ne doit jamais être un facteur d’exclusion du monde de l’entreprise” et “notre responsabilité d’employeur est de leur proposer un parcours sécurisé, digne et adapté”.
Mémento

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