La CFDT Agri-Agro a exprimé une vive inquiétude face à la situation actuelle de l’URCOOPA, à la suite du conseil d’administration du 20 mars 2026, au cours duquel des représentants de Sicalait et Terracoop ont tenté de mettre en place une nouvelle gouvernance au sein de la structure.
Selon l’organisation syndicale, les enjeux dépassent le cadre de l’entreprise et concernent l’ensemble de la filière agricole réunionnaise, déjà fragilisée. Elle estime que l’équilibre d’un secteur stratégique pour l’île est désormais en jeu, avec des conséquences potentielles à la fois économiques et sociales.
Depuis plusieurs jours, les salariés se mobilisent pour exprimer leur incompréhension et leur opposition face aux méthodes employées et à l’instabilité engendrée par cette situation. La CFDT Agri-Agro souligne que les évolutions de gouvernance doivent s’inscrire dans un cadre de transparence et de concertation.
"La CFDT Agri-Agro le rappelle avec force : les transformations de gouvernance ne peuvent se faire ni dans la brutalité, ni sans transparence, ni au mépris des salariés", indique l’organisation syndicale.
Elle insiste également sur la nécessité de préserver l’emploi, estimant que les salariés ne doivent pas subir les conséquences de décisions prises sans dialogue social. "Aucune situation ne peut justifier que les travailleurs subissent les conséquences de décisions prises sans concertation. Nous ne sommes plus dans un modèle où l’on décide sans les salariés : le dialogue social doit primer", précise la CFDT Agri-Agro.
Le syndicat met en garde contre les répercussions d’un affaiblissement de l’URCOOPA sur l’ensemble de la filière. Selon lui, une telle situation pourrait fragiliser les coopératives, les éleveurs et, à terme, la souveraineté alimentaire de La Réunion, tout en accentuant la dépendance aux importations.
La CFDT Agri-Agro affirme agir en toute indépendance et réitère son engagement auprès des salariés. "La CFDT Agri-Agro le réaffirme : aucun emploi ne doit être sacrifié. Les salariés ne sont pas une variable d’ajustement", indique-t-elle.
Dans ce contexte, l’organisation demande l’arrêt immédiat de toute décision susceptible de fragiliser les emplois, l’ouverture d’un dialogue social jugé réel, loyal et transparent, ainsi que des garanties concrètes et formalisées pour l’ensemble des salariés.
Elle appelle enfin les dirigeants à faire preuve de responsabilité et de clarté, estimant que la priorité doit être donnée à la protection de l’emploi et à la sécurisation de l’avenir de la filière agricole réunionnaise. La CFDT Agri-Agro indique qu’elle restera mobilisée et prête à prendre ses responsabilités pour défendre les salariés et le secteur.
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