Les Jeunes Agriculteurs Réunion ont réagi aux annonces de cession de parts au sein de Tereos Océan Indien en appelant à davantage de transparence et à l’ouverture rapide d’un dialogue avec la direction du groupe.
Dans un communiqué, le syndicat agricole indique suivre avec vigilance les évolutions en cours autour du capital de l’industriel sucrier et estime que ces changements doivent s’accompagner de garanties pour l’ensemble des acteurs de la filière canne-sucre-énergie. Les Jeunes Agriculteurs Réunion rappellent qu’ils défendaient déjà, il y a dix ans, l’idée d’une entrée des planteurs dans le capital de l’outil industriel lors de la cession des sucreries de Quartier Français. Une position qui, selon le syndicat, avait alors suscité des critiques et des oppositions, notamment de la part du syndicat majoritaire de l’époque.
Le syndicat souligne aujourd’hui que certaines propositions désormais évoquées dans le débat public rejoignent celles qu’il défendait auparavant. Les Jeunes Agriculteurs considèrent que cette orientation pourrait constituer un levier pour renforcer la solidarité entre les différents acteurs de la filière, sécuriser les revenus agricoles et consolider l’équilibre économique du secteur. Les évolutions annoncées au sein de Tereos suscitent toutefois des inquiétudes concernant l’avenir de la filière réunionnaise. Les Jeunes Agriculteurs Réunion estiment que les changements envisagés ne doivent pas entraîner de déséquilibres entre les différents maillons de la chaîne de production.
À l’approche des discussions autour de la prochaine convention canne, le syndicat insiste sur la nécessité d’instaurer un climat de confiance entre les acteurs de la filière. Il considère que les transformations en cours doivent permettre de renforcer le secteur plutôt que de fragiliser les producteurs. Dans ce contexte, les Jeunes Agriculteurs Réunion indiquent avoir officiellement demandé une rencontre avec la direction de Tereos Océan Indien dans les meilleurs délais.
Cette réunion doit permettre, selon le syndicat, d’échanger de manière transparente sur les perspectives d’évolution du capital du groupe, sur la place des planteurs dans la gouvernance ainsi que sur les garanties nécessaires au maintien d’une filière durable et rémunératrice. « Les évolutions en cours doivent constituer une opportunité de renforcer la filière, et non de fragiliser ses acteurs », indique Jonathan Hoarau, président des Jeunes Agriculteurs Réunion.
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