La maire de Saint-Denis, Éricka Bareigts, également Première fédérale du Parti socialiste à La Réunion et vice-présidente de l’Association des maires de France, s’est rendue à Paris pour une série d’échanges avec les conseillers Outre-mer de l’Élysée et de Matignon. Au cœur des discussions figuraient deux dossiers jugés prioritaires pour les familles réunionnaises : la préservation de la Ligne Budgétaire Unique (LBU), dédiée au logement social, et le maintien des Parcours Emploi Compétences (PEC).
Concernant le logement, l’élue a plaidé pour la sanctuarisation des crédits de la LBU, qu’elle présente comme l’outil budgétaire essentiel du développement du logement social à La Réunion. Dans un territoire où près de 52 000 demandes de logements sociaux sont actuellement recensées, le maintien de ces financements conditionne la capacité des bailleurs à construire, rénover et proposer des solutions d’hébergement aux ménages les plus fragiles. Le communiqué souligne notamment que certaines personnes sont aujourd’hui contraintes de vivre dans leur véhicule faute de logement disponible.
À l’issue de ces échanges, Éricka Bareigts indique avoir obtenu l’assurance que les crédits alloués à la LBU pour 2026 seraient préservés et que les financements prévus pour les années 2027 et 2028 seraient rendus disponibles dès cette année. Elle souligne toutefois que les collectivités et les bailleurs devront accélérer la consommation des crédits existants, mobiliser davantage les dispositifs de défiscalisation et engager les opérations sans attendre systématiquement les aides à la pierre de l’État.
Le second volet des discussions a porté sur les Parcours Emploi Compétences, dont le rôle est jugé essentiel pour le fonctionnement des établissements scolaires et du tissu associatif réunionnais. Selon le communiqué, ces dispositifs dépassent le simple cadre des contrats aidés et constituent des leviers importants pour des milliers de familles, tout en contribuant à la cohésion sociale du territoire.
Dans un contexte budgétaire national qualifié de contraint, Éricka Bareigts affirme avoir défendu le maintien d’un niveau d’engagement suffisant pour accompagner l’éducation des enfants et soutenir les associations réunionnaises. Elle estime que ces deux secteurs, étroitement liés, ne peuvent être sacrifiés pour des raisons budgétaires. Alors que les renouvellements de contrats sont attendus à partir de la mi-août, elle a également demandé qu’une évaluation précise des besoins soit réalisée afin que les dispositifs conservés répondent aux situations les plus justifiées.
« Ces rencontres ont confirmé une chose : les familles réunionnaises ne peuvent attendre. Emploi, éducation, logement — ce sont des droits fondamentaux, pas des variables d'ajustement budgétaire. Je continuerai à porter ces combats avec la même exigence, à Paris comme à Saint-Denis », indique Éricka Bareigts.
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