La mission French Tech a annoncé la labellisation de 19 Capitales et 106 Communautés French Tech pour la période 2026-2028, poursuivant ainsi le développement de son réseau territorial en France et à l’international.
Rattachée à la Direction générale des entreprises au sein du ministère de l’Économie et des Finances, la mission French Tech accompagne depuis treize ans la structuration et la croissance de l’écosystème technologique français. Selon les chiffres communiqués, cet écosystème représente aujourd’hui 18 000 start-up et environ 450 000 emplois. Les Capitales French Tech, réparties sur l’ensemble du territoire français, ainsi que les Communautés French Tech présentes en France et à l’étranger, forment un réseau destiné à soutenir l’innovation, accompagner la croissance des start-up et favoriser l’émergence d’acteurs technologiques à l’échelle internationale.
La nouvelle phase de labellisation marque une évolution pour le réseau French Tech, qui entend désormais renforcer l’impact et la structuration des écosystèmes locaux au-delà de leur développement numérique. En France, 19 Capitales et 28 Communautés ont été labellisées. La Normandie et la Nouvelle-Calédonie accèdent cette année au statut de Capitale French Tech après plusieurs années passées sous le statut de Communauté. La mission French Tech présente cette évolution comme le signe d’une montée en puissance des écosystèmes régionaux français sur la scène internationale.
Le réseau poursuit également son développement à l’étranger avec une présence désormais étendue à 57 pays. Soixante-dix-huit Communautés French Tech internationales ont été labellisées, dont quinze nouvelles implantations. Parmi les nouveaux territoires figurent notamment Raleigh et Washington D.C. aux États-Unis, Hambourg et Francfort en Allemagne, Budapest, Prague et Zagreb en Europe de l’Est ainsi que l’Arabie Saoudite, l’Arménie et le Chili.
La mission French Tech indique également vouloir renforcer l’accompagnement des entreprises françaises à l’international à travers le programme « Je choisis la French Tech ». Les Communautés implantées à l’étranger organiseront des événements de mise en relation entre start-up françaises et grands groupes locaux, en partenariat avec Business France, les chambres de commerce, les conseillers du commerce extérieur et les représentations diplomatiques françaises.
Le réseau repose sur l’engagement de 1 100 bénévoles, dont plus de 40 % de femmes. Entrepreneurs, investisseurs et représentants de grands groupes participent à l’animation des communautés et à l’accompagnement des entreprises technologiques françaises.
La mission French Tech précise que cette mobilisation s’inscrit dans plusieurs objectifs : faciliter l’accès des start-up à la commande publique et aux marchés privés, renforcer l’attractivité des territoires auprès des investisseurs et accompagner les entreprises sur des enjeux liés à l’intelligence artificielle, à l’industrialisation ou encore aux liens avec la recherche.
À La Réunion, l’écosystème French Tech compte actuellement 59 start-up et 996 emplois générés par les entreprises technologiques locales. Parmi les acteurs mis en avant figurent l’entreprise Greenskin dans le secteur de la greentech ainsi que le European Digital Innovation Hub La Réunion, présenté comme un pôle technologique dédié à l’intelligence artificielle. Le secteur de la santé apparaît également comme un domaine structurant de l’écosystème réunionnais, notamment avec la présence du CHU de La Réunion et le soutien d’institutions telles que l’Université de La Réunion, l’ESIROI et le CYROI.
En Nouvelle-Calédonie, l’écosystème French Tech regroupe huit start-up représentant 33 emplois. Plusieurs entreprises sont citées parmi les acteurs emblématiques du territoire, notamment Pacific Peering dans les infrastructures ainsi que L2K Innovation et Aqualone dans la greentech. Le projet Hub Pacific Tech est présenté comme un élément structurant de l’écosystème calédonien. La mission French Tech souligne également le développement de la Bluetech, un secteur consacré aux innovations technologiques liées à l’océan, incluant la préservation de la biodiversité, la gestion durable des ressources marines, la surveillance des espaces maritimes et la décarbonation du secteur maritime.
Treize ans après sa création, la mission French Tech estime avoir construit un modèle ancré dans les territoires et tourné vers l’international, présenté comme un levier de compétitivité pour l’économie française.
memento.fr

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