Le tribunal judiciaire de Fort-de-France a condamné, le 27 mai 2026, les principaux membres d’un réseau structuré de trafic de cocaïne opérant entre la Guadeloupe et l’Hexagone. Au terme d’une enquête menée pendant plusieurs mois par la section de recherches de Pointe-à-Pitre, sous l’autorité de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Fort-de-France, cinq prévenus ont été reconnus coupables, la tête du réseau étant condamnée à six ans de prison ferme.
L’enquête avait débuté en septembre 2024 après la réception d’un renseignement visant un habitant de Petit-Bourg, en Guadeloupe, soupçonné de diriger un trafic de cocaïne. Les premières investigations avaient rapidement permis de confirmer l’existence d’une organisation hiérarchisée, disposant de capacités logistiques pour le stockage de stupéfiants. Compte tenu de la gravité des faits et de leur dimension transnationale, la JIRS de Fort-de-France s’était saisie du dossier et avait confié les investigations à la section de recherches de Pointe-à-Pitre.
Les investigations techniques et patrimoniales ont mis en évidence un train de vie du principal mis en cause sans rapport avec ses revenus déclarés. Les enquêteurs ont établi que le réseau était capable de stocker plusieurs centaines de kilos de cocaïne et qu’il s’appuyait sur une organisation dédiée au stockage, au conditionnement de la drogue et au recrutement de passeurs chargés d’acheminer les produits vers l’Hexagone.
Au cours de l’enquête, les services de gendarmerie ont notamment procédé à l’interpellation de deux « mules » à l’aéroport de Pointe-à-Pitre alors qu’elles s’apprêtaient à embarquer pour Paris avec de la cocaïne dissimulée dans des cubis de rhum. En parallèle du trafic de stupéfiants, plusieurs complices impliqués dans le blanchiment des fonds issus de cette activité illicite ont également été identifiés.
Les opérations menées dans le cadre de cette procédure ont conduit à la saisie d’environ cinq kilos de cocaïne, d’une petite quantité de crack, de près de 10 000 euros en numéraire, d’une arme de poing de calibre 9 mm, de bijoux en or ainsi que de nombreux vêtements et articles de maroquinerie de luxe.
À l’issue des gardes à vue, huit individus ont été présentés aux magistrats de la JIRS. Le tribunal de Fort-de-France a finalement prononcé des peines de trois à six ans d’emprisonnement ferme à l’encontre des cinq principaux prévenus. Les passeurs ont également été condamnés à des peines allant de douze mois d’emprisonnement avec sursis à deux ans de prison ferme. Les condamnations sont assorties d’amendes comprises entre 10 000 et 80 000 euros.
Les autorités soulignent que ce démantèlement est le résultat d’un travail de longue haleine conduit par la section de recherches de Pointe-à-Pitre, avec le soutien des unités du commandement de la gendarmerie de Guadeloupe et sous la direction des magistrats de la JIRS de Fort-de-France. Cette opération illustre la mobilisation des services d’enquête et de la justice dans la lutte contre les filières de narcotrafic opérant depuis les Antilles.
memento.fr

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