Les poulets de la Ferme bio de Terrain Fleuri : le goût péi oté

C’est au Tampon, plus précisément à Terrain Fleuri, à 900m d’altitude, que se trouve la ferme bio de Jean- Bernard Hoarau, dans laquelle l’agriculteur élève avec amour des poulets bio. Comment grandissent ces gallinacés qui vivent en plein air ? La réponse en images.

Entre Jean-Bernard Hoarau, gérant de la Ferme bio de Terrain Fleuri et l’agriculture, c’est avant tout une histoire de passion. Professeur à ses débuts, il a décidé en 1987 de se consacrer entièrement à la culture de la canne à sucre et d’un verger après avoir racheté l’exploitation de son beau-père. En 2018, suite à un cancer, il se remet en question et choisit de proposer aux Réunionnais les produits les plus sains et qualitatifs possibles, et surtout, respectueux de l’environnement.

Dans son exploitation agricole, Jean- Bernard Hoarau qui cultive ananas Victoria bio et canne à sucre, s’est lancé en parallèle dans l’élevage de poulets bio en 2018. Mais avant d’afficher ce précieux label, le chemin n’a pas été de tout repos. “Pour obtenir l’agrément de CERTIPAQ, l’organisme certifi cateur pour le bio, les terrains doivent être bio. Il a donc fallu les mettre en conversion et en jachère pendant deux ans. D’après le cahier des charges spécifi que à l’élevage de volailles bio qui nous oblige en outre à avoir 4m2 de parcours par poulet, j’ai dû préparer 3,200 hectares. Avec le plan d’épandage, j’ai aujourd’hui une parcelle de 6,20 hectares qui est bloquée pour l’élevage de volailles bio”.

C’est ainsi que depuis l’année dernière ces poulets, comme les ont connus jadis de nombreuses familles réunionnaises, se promènent librement dans la cour, dans les hautes herbes, grattant la terre à la recherche de vers de terre ou de quoi se mettre sous le bec.

Jean-Bernard a jeté son dévolu sur la race de poulet fermier Red Brown. Afin d’en disposer en permanence, l’éleveur dispose de quatre bâtiments de 200m2, équipés de véranda, avec dans chacun, 2.000 poulets à diff érents stades de croissance.

Dans le premier se trouvent actuellement des poussins âgés de 12 jours. Ici, comme dans les autres bâtiments, tout est bio, du produit désinfectant en passant par la paille et l’alimentation, qui ne contient ni additifs, conservateurs ou colorants. Pour leur offrir le meilleur, ces derniers bénéficient même d’une eau filtrée. Pour jouer à fond la carte du développement durable, l’un des bâtiments est équipé de panneaux photovoltaïques et de batteries permettant à Jean-Bernard d’être autonome en électricité pour l’ensemble de son exploitation.

Avant d’entrer dans le bâtiment, pour éviter toute transmission de maladies, le passage par un sas est obligatoire. À l’intérieur, la température, qui est programmée en fonction de l’âge des poulets, est contrôlée par un ordinateur, tout comme la lumière et l’eau. L’éleveur peut également, sans avoir à entrer, connaître le poids d’un poussin.

Trop petits, les poussins ne sont pas encore autorisés à sortir, mais dès 35 jours, ils pourront entrer et sortir à volonté durant la journée et s’ébattre en toute liberté. Un privilège que connaissent déjà les poulets âgés de 47 jours, évoluant dans le deuxième bâtiment. Eux, tous comme leurs aînés placés dans un autre bâtiment, bénéficient d’une température ambiante et peuvent profi ter des 8.000m2 de terrain, du lever au coucher du soleil.

“Nous sommes attentifs au bien-être animal. Les poulets ne sont pas stressés, ce qui donne une viande d’excellente qualité, plus ferme et bien meilleure que celle d’un poulet élevé en batterie”, souligne Jean- Bernard Hoarau qui dispose également d’un abattoir où certaines tâches sont effectuées à la main, comme le découpage des poulets. Sa renommée dépassant les frontières du Tampon, les poulets de la Ferme Bio de Terrain Fleuri sont désormais sollicités par de nombreux chefs étoilés locaux et se retrouvent à la table des plus grands hôtels de l’île.

Commercialisés sous la marque “La ferme Bio de Terrain Fleuri”, ces poulets entiers ou découpés - pilons, hauts de cuisses, escalopes, ailes, suprêmes, abats, etc, sont également achetés par les collectivités, et vendus en vente directe à la ferme, dans des points de collecte, ou dans les magasins bio. À partir du mois de septembre, ils devraient même être proposés dans des plats servis à bord des avions Air France et auront le privilège d’être la star du “Grand Repas” en octobre.


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