Une enquête pour “tentative d’homicide” a été ouverte après une violente bagarre survenue vendredi matin à la maison d’arrêt de Baie-Mahault, en Guadeloupe. Selon l’AFP, quatre personnes ont été blessées, deux détenus et deux surveillantes pénitentiaires.
Les faits se sont produits vers 9 heures, sur la coursive de la maison d’arrêt numéro 1, devant les cellules, avant la promenade. D’après Eric Pétilaire, secrétaire régional de la CGT Pénitentiaire, “une bagarre entre deux détenus d’une vingtaine d’années a dégénéré”. L’un des détenus aurait été muni d’“un couteau à cran d’arrêt”, l’autre d’“un pic artisanal”.
Les deux détenus ont été grièvement blessés. Selon la même source, ils ont “perdu beaucoup de sang” et, au moment de leur évacuation vers le CHU par le SAMU, leur pronostic vital était engagé. Le commandant Mathieu Morda, commandant de la gendarmerie de Pointe-à-Pitre, a confirmé à l’AFP que les détenus étaient les plus sévèrement touchés.
Deux surveillantes sont également intervenues lors de la rixe et ont été blessées. L’une a été touchée “à la cuisse”, l’autre “au niveau du coude et du doigt”, a précisé le commandant Morda.
Dans un communiqué, FO Justice a dénoncé “une bagarre d’une violence inouïe” ainsi que “des conditions de travail de plus en plus difficiles”. Pour Eric Pétilaire, la présence d’armes artisanales ou dissimulées dans l’établissement illustre la tension permanente en détention. “On retrouve des couteaux lors des fouilles”, observe-t-il, avant d’ajouter que “quand vous êtes en surpopulation carcérale, ils cherchent tous à s’armer, c’est la loi de la jungle”.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà très dégradé à la maison d’arrêt de Baie-Mahault. Fin avril, le tribunal administratif de Basse-Terre avait ordonné des mesures d’urgence afin de remédier aux “conditions indignes de détention” dans l’établissement.
Memento

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