La neuvième édition se déploiera sur cinq lieux, avec La Clairière comme site principal. Disiz, Zaz, Naïka, Oxmo Puccino, Bénabar, Mosimann, Taïro, Yael Naim et Solann figurent notamment à l’affiche.
La programmation associera des figures reconnues de la chanson francophone, des artistes émergents et des musiciens réunionnais. Deux soirées seront organisées à Léspas, trois au Téat Plein Air, trois journées à La Clairière et une soirée gratuite Dann Sin Zil dans différents lieux de Saint-Gilles. Des concerts se dérouleront également simultanément à La Clairière et au Téat Plein Air.
Le dossier de presse fait état de six jours de festival et de 20 000 spectateurs sur le site de La Clairière. Danyl, Ino Casablanca, lauréat du Prix Joséphine 2025, Juste Shani et Danyl représenteront notamment la scène émergente. Emma Nona, Oyri’s, Aurus, Grèn Sémé et Tine Poppy compteront parmi les artistes réunionnais programmés. Chaque première partie au Téat Plein Air sera assurée par un artiste de l’île.
Initialement organisé à Saint-Pierre, le rendez-vous s’est établi à Saint-Paul en 2022. Son format a progressivement évolué, passant de trois journées sur un site unique à six jours de manifestations réparties entre plusieurs espaces, dont La Clairière, Léspas et le Téat Plein Air.
La Clairière est progressivement devenue le principal site du festival. Situé dans un environnement végétalisé à La Saline-les-Bains, cet espace culturel éphémère accueillera trois journées de concerts, du vendredi 4 au dimanche 6 septembre 2026.
Selon les données présentées dans le dossier de presse, 44 % des festivaliers viennent de l’Ouest, principalement de Saint-Paul, Saint-Gilles et La Saline. Le Sud représente 29 % du public et le Nord 18 %.
Lors des précédentes éditions, les Francofolies de La Réunion ont notamment accueilli Emma Nona, Aleksand Saya, Aurus et Sueilo. Le rock, le maloya, la pop et le rap figurent parmi les genres représentés.
Fondées en 1985 à La Rochelle par Jean-Louis Foulquier, les Francofolies ont été conçues comme une fête de la chanson francophone et cosmopolite. Après 41 éditions à La Rochelle et la création d’une association réunissant les événements organisés dans le monde, le festival est présent dans plusieurs territoires, notamment à Montréal, en Belgique, en Bulgarie, à Esch-sur-Alzette, à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie.
Les Francofolies de La Réunion ont rejoint cette confédération en 2017. Leur programmation vise à faire découvrir des artistes issus de différents espaces francophones tout en valorisant les créations de l’océan Indien et les langues qui les accompagnent, dont le créole réunionnais.
Artiste réunionnaise, Oyri’s associe le maloya à des sonorités contemporaines et hybrides. Son écriture en créole explore les émotions et la mémoire intime, entre héritage musical et réinvention.
Après les albums Five And a Feather et Safe and Sound, Awa Ly présentera Essence And Elements. Ce troisième album a été inspiré par la nature et les paysages de l’île italienne d’Alicudi. Le concert sera construit comme un voyage musical mêlant poésie, éléments naturels et émotions.
À Léspas, L’homme qui écoutait battre le cœur des chats associera concert, lecture et comédie musicale. Mathias Malzieu accompagnera ainsi la sortie de son nouveau roman et de son album. Mêlant musique, théâtre et cinéma, cette création abordera le deuil, la résilience et l’amour à travers l’histoire d’un couple confronté à une fausse couche. La représentation est annoncée complète.
Nourrie par les nuits de kabar, Emma Nona développe un maloya fusion lié à la mémoire et à la langue créole réunionnaise. Son travail associe cet héritage à une approche personnelle ouverte sur d’autres influences.
Solann présentera notamment l’édition augmentée de son album Si on sombre ce sera beau (promis), initialement paru en janvier 2025. Cette version comprend sept titres inédits, dont Thelma et Louise, enregistré avec Yoa, et Parfois, avec November Ultra.
Révélée en 2024 par l’EP Monstrueuse et le titre Rome, Solann a reçu la Victoire de la musique de la Révélation féminine. Après un Olympia complet, un premier Zénith de Paris avait été annoncé pour le 25 mars 2026.
Jeudi 3 septembre : une soirée gratuite Dann Sin Zil
Différents espaces de Saint-Gilles deviendront des scènes éphémères afin de favoriser la circulation du public et les rencontres avec les artistes. Organisée en collaboration avec l’Office de tourisme de l’Ouest, cette soirée gratuite mettra en avant des musiciens de l’océan Indien et plusieurs styles musicaux.
La programmation détaillée de Dann Sin Zil n’avait pas encore été annoncée dans le dossier de presse consulté.
Auteur, compositeur, beatmaker et interprète autodidacte, Danyl a commencé très tôt à produire ses propres morceaux ainsi que ceux d’autres artistes. Il compte parmi les premiers musiciens à avoir créé des titres en direct sur Twitch. Franco-algérien, il puise dans les sonorités du raï pour construire un univers influencé par sa double culture. Il présentera notamment son premier album, ZMIG.
Artiste franco-marocain né en Espagne, Ino Casablanca mêle le rap aux sonorités acoustiques et électroniques. Après l’EP TAMARA, il a poursuivi son parcours avec EXTASIA. Lauréat du Prix Joséphine 2025, il a également été programmé au Grünt Festival.
Naïka développe un univers associant pop, R&B et soul. Le dossier de presse lui attribue plus de 165 millions d’écoutes en streaming ainsi que des tournées à guichets fermés aux États-Unis et en Europe. Puisant dans ses origines haïtiennes, elle mêle dans ses chansons le créole haïtien, le français, l’anglais et plusieurs influences musicales.
Disiz associe pour sa part la pop, le rock et l’électro. Après l’album L’Amour, il est revenu avec On s’en rappellera pas, accompagné de plusieurs collaborations. Son concert réunira énergie, émotion et différentes explorations sonores.
Yael Naim et Aurus au Téat Plein Air
Après quinze années de carrière et plusieurs tournées internationales, Yael Naim est revenue avec un cinquième album studio qu’elle a entièrement écrit, composé et réalisé. Ce projet associe l’électro à des orchestrations classiques. Il marque une étape d’indépendance artistique dans son parcours et s’accompagne d’un nouveau spectacle à la scénographie immersive.
Artiste réunionnais, Aurus mêle maloya, pop orchestrale, polyphonies et textures électroniques. Ses concerts font également appel à une importante dimension visuelle, en lien avec les traditions musicales de La Réunion et des recherches contemporaines.
Rappeuse, autoproductrice et indépendante, Juste Shani développe un univers situé entre trap, egotrip et écriture incisive. Son parcours autodidacte et ses projets Nuits Blanches et Diamant Noir ont progressivement affirmé son identité artistique.
Éloigné de la musique depuis la sortie de son septième album, La Nuit du réveil, en 2019, Oxmo Puccino a renoué avec le rap en 2025. Une tournée a été annoncée pour accompagner un ultime album présenté comme un héritage et un dernier au revoir à son public.
Taïro célèbre 25 années de carrière, marquées par huit albums et plusieurs centaines de concerts. Son écriture aborde les expériences personnelles, les émotions et la recherche de vérité, avec la volonté de créer un lien collectif avec le public.
DJ, producteur et chanteur, Mosimann évolue sur la scène électro française depuis 2007. Ses concerts combinent travail sonore, performance scénique et production en direct.
Grèn Sémé et Lo’Jo au Téat Plein Air
Défini comme un quintet de maloya évolutif, Grèn Sémé interprète des textes engagés et poétiques de Carlo De Sacco, principalement écrits en créole. Le groupe associe maloya électronique et pop africaine sur une base ternaire portée par les rythmes de l’océan Indien, entre maloya, séga et salegy.
La formation a publié trois albums : Grèn Sémé en 2013, Hors Sol en 2016 et Zamroza en 2022. Son nouvel EP, Maloya Gazé, explore une facette plus solaire, dansante et organique de son travail.
Originaire d’Anjou, Lo’Jo développe depuis plusieurs décennies un univers situé entre poésie, musiques du monde et influences contemporaines. Porté par Denis Péan et Richard Bourreau, le collectif associe instruments traditionnels, voix et textures modernes.
Avec l’album Feuilles Fauves, Lo’Jo poursuit cette démarche en mêlant notamment kamele n’goni, violon, piano, kayamb et sonorités électroniques. Le groupe a collaboré avec Robert Wyatt, Tony Allen, Robert Plant et Tinariwen.
La musique de Tine Poppy réunit pop, séga et maloya autour d’une identité créole. Ancienne gymnaste de haut niveau, puis journaliste, l’artiste propose des concerts associant rythmes dansants, émotions personnelles et échanges avec le public. Après avoir assuré la première partie d’Emma Peters au Téat Plein Air en 2025, elle rejoindra en 2026 la principale scène des Francofolies.
Passée par une école des Beaux-Arts à La Réunion, Luiza développe une musique nourrie de plusieurs influences. Son parcours est notamment marqué par l’EP Fantastik et le titre Soleil Bleu.
Présent sur la scène française depuis plus de 25 ans, Bénabar prépare son onzième album studio. Celui-ci est notamment porté par les singles Elles dansent et Reste-t-il du bonheur, enregistré en duo avec Pascal Obispo. Son album Reprise des négociations a célébré ses vingt ans en 2025.
Révélée par Je veux en 2010, Zaz associe pop, chanson française et jazz. Elle a publié son sixième album en 2025, accompagné d’une tournée internationale.
La programmation présentera la francophonie comme un ensemble de langues, d’accents, d’identités et de cultures, sans la limiter au seul usage du français.
Tine Poppy et Grèn Sémé intègrent notamment le créole réunionnais à leurs créations. Naïka associe le créole haïtien, le français et l’anglais, en lien avec ses origines et son parcours multiculturel.
En collaboration avec l’association Scènes Australes, les Francofolies conduiront plusieurs actions destinées à élargir l’accès à la culture. Des interventions de médiation culturelle sont notamment prévues dans les établissements scolaires et les EHPAD.
Le dispositif comprendra également le Village des Francofolies, un concert organisé à l’heure du déjeuner au Ron Batay Coq le dimanche 6 septembre et un after des Francofolies. Ces rendez-vous seront gratuits.
Installé au Santa Cruz du vendredi 4 au dimanche 6 septembre, le Village proposera en accès libre des ateliers et des démonstrations. Un marché réunira le dimanche des bijoux, des instruments de musique, des vêtements, des produits de soin et de beauté ainsi que des œuvres réalisées par les graffeurs présents.
Des concerts seront proposés chaque jour, les pieds dans le sable. La programmation détaillée du Village n’avait pas encore été communiquée.
« L’identité visuelle de cette nouvelle édition s’articule autour du thème de l’eau », explique Corentin, du Studio Rafale, qui a réalisé l’affiche des Francofolies 2026.
Son univers chromatique évoque le crépuscule, tandis que l’illustration représente la puissance de l’eau vive et la flore luxuriante de La Réunion.
Le dossier de presse cite l’Union européenne, la Région Réunion, la Ville de Saint-Paul, Greenroom, le Centre national de la musique, Zeop, La Réunion, la Préfecture de La Réunion, Kar’Ouest, l’Office de tourisme de l’Ouest, le Territoire de l’Ouest, la Sacem, Air Austral, le Casino de Saint-Gilles-les-Bains, BouftanG, Urban Hit Réunion, Australine, Hélilagon, Avis et Alain Afflelou.
Il mentionne également la Confédération des Francofolies, le Pass Culture, Scènes Australes, Léspas culturel Leconte de Lisle, les TÉAT, Tamarun SPL, le RSMA de La Réunion, Stage OI et Blabla Prod.
memento.re




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