Dirigée par Coralie Fridmann, l’agence événementielle réunionnaise entend utiliser ce référentiel pour réduire les impacts de ses événements et faire évoluer les pratiques de ses clients, prestataires et partenaires.
La démarche de certification avait été engagée en octobre 2025. Deux journées d’audit ont été menées en juin 2026 afin d’évaluer l’organisation interne d’Olokaï et la mise en œuvre concrète de ses engagements lors d’un événement. À leur issue, l’AFNOR a confirmé la conformité de l’agence aux exigences de la norme ISO 20121, consacrée au management responsable des événements.
Un cadre pour mesurer les progrès
« C’est une preuve de légitimité. Cette certification renforce notre vision et donne des preuves concrètes de notre engagement. Mais surtout, elle nous oblige à nous remettre en question et à continuer à progresser. Nous ne voulons pas faire de greenwashing : nous souhaitons faire évoluer nos pratiques », explique Coralie Fridmann, dirigeante d’Olokaï.
La certification doit permettre à l’agence de formaliser ses engagements, de mesurer les avancées réalisées et de fixer un cadre partagé avec les différents acteurs participant à ses événements.
Olokaï intervient dans un secteur qui utilise encore de nombreuses matières et génère différents types de déchets : bâches, éléments de signalétique, objets promotionnels, emballages ou produits liés à la restauration. L’agence indique avoir réexaminé chaque étape, de la conception à la réalisation des manifestations.
« Cela passe parfois par de simples changements. Nous avons, par exemple, supprimé certains pics en bois des mises en bouche. Cela peut sembler anecdotique, mais ce sont ces choix qui changent progressivement notre manière de penser un événement et ils permettent de réduire les déchets progressivement », précise Coralie Fridmann.
Sensibiliser les clients et les prestataires
L’agence souhaite désormais s’appuyer sur la certification ISO 20121 pour agir au-delà de sa propre organisation. Cette démarche concernera également les clients, les prestataires et les partenaires associés à la production des événements.
« Si nous sensibilisons et améliorons nos pratiques, les clients vont progressivement s’habituer à penser différemment et à rechercher d’autres solutions. Les prestataires développeront aussi de nouveaux réflexes et de nouvelles habitudes, qu’ils pourront ensuite reproduire sur d’autres événements. C’est ainsi que l’on peut faire évoluer toute une filière », indique la dirigeante.
Olokaï présente ainsi la responsabilité environnementale et sociétale non comme une contrainte supplémentaire, mais comme un nouveau cadre de conception et de production des événements à La Réunion.
memento.re




0 COMMENTAIRE(S)