Plusieurs services de l’État ont conduit, les 11 et 12 mai 2026, une opération de contrôle coordonnée à Saint-Denis et dans l’Ouest de La Réunion afin de lutter contre la commercialisation de produits au CBD non conformes à la réglementation et susceptibles de présenter un risque pour la santé publique.
Cette opération, menée dans le cadre du Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF), a mobilisé l’Agence régionale de santé (ARS), la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF), les Douanes, la Police nationale ainsi que la Gendarmerie nationale.
Les contrôles visaient des produits pouvant contenir des cannabinoïdes de synthèse et avaient pour objectif de repérer les produits non conformes aux réglementations en vigueur afin de protéger les consommateurs.
Quatre stations-services représentant différentes enseignes de l’île ont été contrôlées, à la fois en zone police et en zone gendarmerie. Les agents ont constaté plusieurs non-conformités, notamment la présence de produits alimentaires contenant du CBD.
À la suite de ces constatations, plusieurs mesures correctives ont été mises en œuvre immédiatement.
Les autorités indiquent également qu’une démarche a été engagée auprès des fournisseurs de CBD afin de leur rappeler leurs responsabilités en matière d’application de la réglementation, de salubrité et de qualité des produits commercialisés.
L’État considère que la lutte contre les produits au CBD non conformes représente à la fois un enjeu de santé publique et un enjeu économique.
Les services rappellent que certains produits commercialisés ne respectent pas les seuils réglementaires concernant le taux de THC autorisé, l’étiquetage, la composition, les conditions de fabrication ou encore les modalités d’utilisation. D’autres peuvent contenir des substances interdites.
Les autorités soulignent également que la commercialisation de produits non conformes crée une situation de concurrence déloyale vis-à-vis des professionnels respectant les obligations de conformité, de qualité et de traçabilité.
Les services de l’État précisent enfin que les professionnels concernés font l’objet d’une information sur la réglementation applicable et que les opérations de contrôle se poursuivront dans tout type de structure susceptible de commercialiser des produits non conformes, notamment les points de revente.
memento.re

0 COMMENTAIRE(S)