Le CEROM a publié une note consacrée aux enjeux économiques liés aux échouements de sargasses dans les Antilles françaises. Le document met en lumière l’intensification du phénomène depuis 2011 ainsi que ses conséquences environnementales, sanitaires, sociales et économiques sur les territoires concernés. Selon cette analyse, les échouements de sargasses sont devenus récurrents et de plus en plus importants au cours des dernières années. L’année 2025 a été marquée par des niveaux particulièrement élevés et les prévisions laissent envisager une persistance du phénomène ainsi qu’une désaisonnalisation dans les années à venir.
Le CEROM souligne que les enjeux dépassent largement les seules questions environnementales. Les sargasses affectent la qualité des eaux et les écosystèmes côtiers, mais également les conditions de vie des habitants exposés aux échouements et aux émanations qui en découlent. La note insiste aussi sur la dimension sanitaire du phénomène, devenue particulièrement sensible dans certaines zones littorales confrontées de manière répétée à l’accumulation des algues.
Les impacts économiques et financiers sont également présentés comme croissants. Plusieurs secteurs d’activité sont directement touchés, notamment la pêche, les activités littorales et le tourisme. Les échouements de sargasses peuvent également affecter l’attractivité des territoires concernés, avec des conséquences potentielles sur la démographie et sur la valorisation du marché immobilier dans les zones exposées.
Face à cette situation, les pouvoirs publics poursuivent leur structuration autour de cette problématique, dans un contexte où les opérations de collecte et de traitement représentent des coûts financiers élevés. Le CEROM indique que les stratégies engagées visent à accélérer le déploiement de solutions opérationnelles coordonnées, à renforcer les outils de prévision et de prévention ainsi qu’à développer la coopération régionale autour de la gestion des sargasses.
L’une des ambitions affichées consiste également à faire émerger des filières de valorisation durables et circulaires autour de ces algues. Les pistes les plus avancées concernent actuellement la production d’engrais et de bioéthanols, même si ces solutions n’ont pas encore atteint un stade industriel.
memento.fr

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