

Les enseignants ont perçu en moyenne 3 090 euros nets par mois en 2024. En tenant compte de l’inflation, leur rémunération a progressé de 4,3 % en un an, une hausse nettement supérieure aux 0,4 % enregistrés entre 2022 et 2023, selon une étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l’Éducation nationale.
Pour les enseignants fonctionnaires à temps complet, dans le public comme dans le privé sous contrat, le salaire net moyen s’est établi à 3 180 euros par mois.
Les écarts restent importants selon les corps. Les professeurs agrégés et de chaire supérieure ont perçu en moyenne 4 190 euros nets mensuels, contre 3 220 euros pour les professeurs certifiés et 2 950 euros pour les professeurs des écoles.
La progression constatée en 2024 ne résulte pas uniquement des évolutions de carrière. Chez les enseignants qui n’ont connu ni avancement ni changement de rythme de travail, le salaire a augmenté de 3,1 %.
Plusieurs mesures expliquent cette évolution. La valeur du point d’indice de la fonction publique avait été relevée de 1,5 % en juillet 2023, avant l’attribution de cinq points d’indice supplémentaires à l’ensemble des agents publics au 1er janvier 2024.
Ces revalorisations ont également entraîné une hausse de la rémunération des heures supplémentaires effectives et, dans le second degré, des heures supplémentaires à l’année (HSA).
Plusieurs indemnités indexées sur le point d’indice ont progressé dans le même temps, parmi lesquelles celles liées au suivi et à l’orientation des élèves, l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement et les majorations applicables dans les outre-mer.
Le Pacte enseignant, qui permet aux professeurs volontaires de percevoir une rémunération supplémentaire en contrepartie de missions additionnelles, a également contribué à l’évolution des revenus en 2024.
À la rentrée de cette même année, près d’un enseignant sur quatre cumulait une participation au Pacte et des heures supplémentaires à l’année.
L’étude ne couvre toutefois pas l’ensemble des personnels enseignants. Les contractuels, qui représentaient 8 % des enseignants en 2024, en sont exclus. Les personnels exerçant à Mayotte ne sont pas non plus intégrés aux données présentées.


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