

Le relèvement des crédits de la Ligne budgétaire unique consacrés au logement à La Réunion ne satisfait pas Ericka Bareigts. Dans un communiqué publié ce vendredi 21 août, la première fédérale de la Fédération réunionnaise du Parti socialiste estime que l’enveloppe annoncée pour 2026 demeure très éloignée des besoins du territoire.
Les crédits de la LBU doivent passer de 27 à 43,4 millions d’euros, mais cette augmentation reste nettement inférieure aux montants accordés au cours des deux années précédentes. L’enveloppe atteignait 78,5 millions d’euros en 2025, après 85,65 millions en 2024.
« Passer de 27 à 43,4 millions d’euros de crédits LBU ne règle rien », affirme Ericka Bareigts, qui considère que La Réunion reste privée de plusieurs dizaines de millions d’euros nécessaires à la construction et à la réhabilitation des logements.
La responsable socialiste rappelle avoir interpellé le Gouvernement dès l’annonce de la diminution des crédits. Une visioconférence organisée le 20 juillet avec la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, avait notamment permis d’aborder la situation avec les maires et les acteurs réunionnais. Selon Ericka Bareigts, la ministre s’était alors engagée à intervenir auprès du ministère du Logement et de Bercy afin d’obtenir une seconde enveloppe proche de 50 millions d’euros, avec l’ambition de ramener le financement global aux environs de 80 millions d’euros.
Pour Ericka Bareigts, le passage à 43,4 millions constitue donc une première avancée, mais pas une réponse suffisante. « Bercy et le ministère du Logement ne peuvent pas s’arrêter au milieu du chemin et présenter une rallonge partielle comme une réponse à la crise », prévient-elle.
Le communiqué replace cette bataille budgétaire dans une situation sociale particulièrement tendue. Selon les chiffres avancés par la Fédération réunionnaise du Parti socialiste, plus de 50 000 ménages réunionnais attendent un logement social et près de 150 000 personnes vivent dans des situations de mal-logement.
La diminution des financements pourrait avoir des conséquences directes sur les programmes immobiliers. « Derrière chaque million d’euros qui manque à la LBU, ce sont des logements qui ne seront pas construits, des réhabilitations qui seront repoussées, des opérations qui resteront bloquées et des familles qui continueront à attendre », dénonce Ericka Bareigts.
La première fédérale du PS réunionnais conteste ainsi les arbitrages budgétaires opérés à Paris. « La Réunion n’a pas à payer les économies décidées par Bercy. Le logement ultramarin ne peut pas être la variable d’ajustement du budget de l’État », insiste-t-elle.
La Fédération réunionnaise du Parti socialiste réclame désormais au ministre du Logement et à Bercy le déblocage des financements complémentaires permettant de revenir au niveau évoqué avec la ministre des Outre-mer.
« Les engagements ont été pris. Il est désormais temps de les financer », conclut Ericka Bareigts, qui assure vouloir poursuivre la pression sur le Gouvernement jusqu’à l’obtention de moyens jugés suffisants pour répondre à la crise du logement à La Réunion.
Mémento


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