

La CIREST annonce des sanctions immédiates après l’incident survenu vendredi 21 août sur une ligne de transport scolaire desservant l’école Denise Salaï à Saint-Benoît. Une enfant de 3 ans a été oubliée à bord d’un véhicule après le trajet. L’intercommunalité qualifie les faits de « faute inacceptable » et assure avoir engagé plusieurs mesures dès leur signalement.
La fillette a rapidement été prise en charge et, selon la CIREST, « se porte bien ». Sa mère et elle ont été raccompagnées à leur domicile dans des conditions sécurisées et un suivi de l’état de santé de l’enfant a été organisé. La famille a également été reçue vendredi à 17 heures par la collectivité.
« Le Président et la Direction de la CIREST expriment leur plus entière compassion et leur soutien total à la famille », indique le communiqué.
La CIREST tient par ailleurs à répondre aux interrogations concernant la qualification du personnel présent dans le véhicule. L’intercommunalité dément un défaut de formation des deux accompagnatrices de transport scolaire.
« Les deux Accompagnateurs de Transport Scolaire présents dans le véhicule sont des agentes de la CIREST dûment formées et titulaires des attestations réglementaires pour l’encadrement des jeunes enfants », précise la collectivité.
Pour la CIREST, l’origine de l’incident doit être recherchée dans le non-respect des procédures de sécurité et non dans l’absence de formation ou de moyens. Elle évoque « un manquement individuel grave et inexcusable aux procédures strictes de contrôle visuel en fin de ligne ».
Cette vérification devait être réalisée par l’équipage présent à bord, composé des deux agentes de la CIREST et du conducteur employé par le prestataire STOI.
Face à la gravité des faits, les deux accompagnatrices ont été immédiatement suspendues à titre conservatoire et retirées du service des transports scolaires. Une procédure disciplinaire doit désormais déterminer les suites qui seront données.
La CIREST a également demandé au sous-traitant STOI de prendre « des mesures disciplinaires équivalentes et immédiates » à l’encontre du chauffeur concerné.
L’affaire conduit parallèlement l’intercommunalité à revoir l’ensemble de son dispositif de contrôle. Un audit et un renforcement de la vérification des protocoles de sécurité ont été décidés sur le réseau de transport scolaire, avec une opération qui doit se poursuivre lundi 24 août.
Les premières investigations font par ailleurs apparaître un autre dysfonctionnement potentiel. Selon la CIREST, un contrôle supplémentaire qui devait être effectué au niveau de la classe de l’enfant n’aurait pas été réalisé ce jour-là. Cette procédure consiste à croiser la liste des enfants transportés avec leur présence effective en classe.
L’enquête interne devra désormais préciser l’enchaînement exact des défaillances ayant permis qu’une enfant reste dans le véhicule malgré les différents contrôles prévus. La CIREST affirme appliquer une politique de « tolérance zéro » et entend renforcer immédiatement la surveillance du respect des procédures sur l’ensemble de son réseau scolaire.
Mémento


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