L’Université de La Réunion a signé la charte Atypie-Friendly, s’inscrivant ainsi dans le programme national visant à rendre l’enseignement supérieur plus inclusif pour les personnes présentant des troubles du neurodéveloppement (TND), tels que les troubles du spectre de l’autisme (TSA), le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou encore les troubles dys (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie).
Ce programme s’inscrit dans les politiques publiques et dans la stratégie nationale dédiée aux TND. Il repose sur un réseau rassemblant plus de la moitié des établissements d’enseignement supérieur, ainsi que des partenaires institutionnels, associatifs, médico-sociaux, des employeurs et des experts internationaux spécialisés dans les troubles, la pédagogie et l’accompagnement.
Par cette signature, l’Université de La Réunion formalise son engagement à renforcer l’accueil et l’intégration des étudiants et des personnels concernés. L’établissement s’appuie pour cela sur une équipe locale composée notamment d’enseignants-chercheurs, d’un référent handicap, d’un ingénieur pédagogique et d’un médecin de prévention. L’objectif est de déployer progressivement des actions concrètes, telles que l’enrichissement des ressources spécifiques aux TND ou la formation des équipes, notamment à la conduite d’entretiens permettant d’identifier les besoins des personnes concernées.
Dans ce cadre, l’université a également organisé le colloque international « Et SI, Vers des études supérieures réellement inclusives : Formation et autodétermination », qui s’est tenu du 20 au 22 avril 2026 dans les amphithéâtres A4 et A5 de la faculté des Lettres et Sciences humaines. Cet événement, piloté par Julie Dumonteil, enseignante-chercheuse en sciences de l’éducation et de la formation au sein du laboratoire DIRE, et Delphine Connes, vice-présidente inclusion, handicap et égalité de genre de l’Université de La Réunion, a porté sur les enjeux d’accessibilité et d’inclusivité dans l’enseignement supérieur.
Le colloque a réuni des chercheurs issus de trois continents, ainsi que des étudiantes, étudiants et personnels universitaires en situation de handicap, venus partager leurs expériences. La présence du délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement, de la présidente du comité national du FIPHFP et du directeur d’Atypie-Friendly a permis d’inscrire les échanges dans une perspective à la fois locale, nationale et internationale.
À travers cette double démarche — signature de la charte et organisation du colloque — l’Université de La Réunion entend contribuer à la construction d’un modèle d’enseignement supérieur plus inclusif, articulant formation et autodétermination.
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