

Édouard Philippe estime que les candidats de la droite et du centre devront parvenir à se rassembler entre la fin de l’année 2026 et le début de l’année 2027 s’ils veulent espérer peser dans la prochaine présidentielle. Selon une information de l’AFP publiée le 22 août, le candidat Horizons a fixé une fenêtre allant « quelque part entre novembre et février ».
Interrogé sur BFMTV, l’ancien Premier ministre considère qu’un accord trop tardif risquerait de fragiliser ce camp politique. « Si c’est après, ce sera trop tard. Déjà, février, c’est tard », a-t-il averti.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs candidatures sont déjà déclarées ou installées à droite et au centre, notamment celles de Bruno Retailleau et de Gabriel Attal. Ce dernier a récemment plaidé pour attendre au moins le début de l’année 2027 avant de trancher la question du rassemblement.
Pour Édouard Philippe, actuellement en déplacement de campagne à Mayotte et à La Réunion, cette convergence est indispensable face aux candidatures déjà solidement établies de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
« Toutes celles et ceux qui se classent traditionnellement dans le camp de la droite et le centre ont vocation à travailler ensemble, à se rassembler s’ils veulent prévaloir, s’ils veulent convaincre les Français », a déclaré Édouard Philippe selon l’AFP.
Le maire du Havre met également en garde contre les stratégies individuelles. « Aucun d’entre nous ne réussira s’il pense que la réussite tient à la guerre ou au combat contre les autres ou à un calcul solitaire », insiste-t-il.
Reste à déterminer la méthode permettant de départager les candidats. Sur ce point, les positions divergent déjà. Gabriel Attal a récemment insisté sur l’importance des sondages, quand Édouard Philippe préfère mettre en avant la dynamique politique et la capacité à convaincre durant la campagne.
« Une campagne, ce n’est pas une succession de sondages », affirme-t-il.
Pour le candidat Horizons, les électeurs jugeront progressivement les personnalités, les propositions, la manière de s’exprimer et les équipes avec lesquelles chacun souhaite gouverner. « Les Français vont voir les personnalités, ils vont voir la façon de parler, le style, ce qu’on veut faire, avec qui on propose de le faire. Et progressivement, ils vont trancher. »
La question du calendrier reste néanmoins centrale. Édouard Philippe reprend une formule destinée à souligner la difficulté du moment politique. « Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. »
Il assure cependant croire à la possibilité d’un accord entre les différentes composantes de ce bloc. « Mais ça se passera », affirme-t-il, estimant que les responsables politiques concernés finiront par prendre leurs responsabilités.
Interrogé enfin sur une éventuelle candidature de Sébastien Lecornu, dont il est proche, Édouard Philippe dit ne pas y croire. « Le connaissant tel que je le connais, sachant la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui d’être Premier ministre, je ne crois pas qu’il s’y intéresse ou qu’il le prépare », a-t-il déclaré.
À mesure que la présidentielle approche, la question du rassemblement à droite et au centre devient donc l’un des principaux enjeux de cette rentrée politique. Pour Édouard Philippe, le choix devra être fait suffisamment tôt pour éviter que la multiplication des candidatures ne transforme la compétition interne en handicap électoral.
Mémento


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