
Le Département de La Réunion a mis en avant le poids de sa commande publique dans le soutien à l’économie locale lors d’une rencontre organisée le 22 octobre 2026 au Palais de la Source entre Cyrille Melchior et une délégation de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). Alain Grizaud, réélu à la présidence de la FNTP en juin 2026, était accompagné de son directeur général Jean-Christophe Angenault et d’Anthony Lebon, président de la FRBTP.
Selon les chiffres présentés par la collectivité, 181 millions d’euros ont été consacrés à la commande publique en 2025, dont 80 millions d’euros pour le secteur du BTP. Au premier semestre 2026, 91 millions d’euros de marchés ont déjà été attribués, laissant envisager un volume annuel comparable à celui de l’année précédente.
« Malgré un budget contraint, le Département poursuit une politique ambitieuse de commande publique. C’est un levier essentiel pour accompagner nos entreprises, préserver l’emploi et contribuer au développement de notre territoire », a déclaré Cyrille Melchior, président du Département de La Réunion.
La collectivité indique par ailleurs que 92 % des entreprises avec lesquelles elle travaillait au premier semestre étaient implantées à La Réunion. La réhabilitation du musée de Villèle, dont les travaux ont débuté au second semestre, fait partie des opérations citées pour illustrer cette politique d’investissement.
Le Département avait déjà présenté en avril 2025 plusieurs mesures destinées à soutenir la filière BTP, parmi lesquelles le recours aux avances, aux accords-cadres à bons de commande et aux marchés facilitant l’accès des TPE et PME locales à la commande publique.
Insertion, achats responsables et dialogue avec les entreprises
La collectivité entend également intégrer des objectifs d’insertion professionnelle et de transition écologique à travers son Schéma départemental des achats responsables. Les Rencontres départementales de la commande publique, organisées dans plusieurs secteurs de l’île, doivent parallèlement faciliter les échanges entre les services du Département et les acteurs économiques.
La question du développement touristique dans les Hauts a aussi été abordée. Le Département défend un assouplissement de certaines règles d’urbanisme applicables dans les zones de montagne, afin de permettre la réalisation de certains équipements d’accueil et d’hébergement.
Cette évolution n’est toutefois pas définitivement acquise : une proposition de loi examinée au Sénat comporte un article allant dans ce sens, et le Département indiquait le 14 octobre poursuivre ses échanges avec le Gouvernement et les parlementaires en vue de l’examen du texte à l’Assemblée nationale. La législation actuelle reconnaît par ailleurs comme zones de montagne à La Réunion les communes ou parties de communes situées notamment au-dessus de 500 mètres d’altitude, sous réserve des critères prévus par la loi.
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