+4 °C en France métropolitaine à l’horizon 2100, +2,7 °C en Martinique, +2,9 °C à La Réunion… Le gouvernement a inscrit dans la réglementation le rythme du réchauffement climatique, basé sur les projections mondiales, selon un arrêté publié dimanche au Journal officiel.
Attendu depuis plusieurs mois, l’arrêté fixant la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (Tracc) a été publié après une consultation publique lancée en septembre. Cette trajectoire s’appuie sur les travaux des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), combinés à ceux des chercheurs français et de Météo-France.
Pour la France métropolitaine, le réchauffement anticipé dans ce document est de 2 °C à l’horizon 2030, de 2,7 °C à l’horizon 2050 et de 4 °C à l’horizon 2100.
Pour la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin, le réchauffement attendu est de 1,4 °C à l’horizon 2030, de 1,9 °C à l’horizon 2050 et de 2,7 °C à l’horizon 2100.
Pour la Guyane, il est de 1,7 °C à l’horizon 2030, de 2,3 °C à l’horizon 2050 et de 3,5 °C à l’horizon 2100. À La Réunion, il est respectivement de 1,5 °C, 2 °C et 2,9 °C. À Mayotte, il est de 1,5 °C, 2 °C et 3 °C.
La France, comme plus largement l’Europe, devrait continuer à se réchauffer plus rapidement que la moyenne mondiale, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, selon les projections des climatologues. Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais observés à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5 °C au niveau préindustriel (1850-1900), a observé l’observatoire européen Copernicus dans son bilan annuel publié à la mi-janvier.
L’ensemble des plans, nationaux ou locaux, adoptés pour l’adaptation au changement climatique devront ainsi se fonder sur ces mêmes projections de températures.

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