La cérémonie de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation s’est tenue ce matin au Monument aux Morts, avenue de la Victoire à Saint-Denis. Le Mémento était présent pour ce moment de recueillement consacré à la mémoire des femmes, des hommes et des enfants déportés dans les camps nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.
Philippe Malizard, sous-préfet de Saint-Paul, a présidé cette cérémonie commémorative, placée sous l’autorité militaire du capitaine de vaisseau Jean Philippe Rigault, commandant la base navale du Port des Galets.
Dans le discours prononcé à cette occasion, la réalité concentrationnaire a été rappelée avec gravité. « Les camps de concentration et les centres d’extermination nazis, la mort par le gaz, le travail forcé, la faim, la soif et les sévices de toutes sortes » furent le sort réservé à celles et ceux que le régime nazi désignait comme des ennemis. Résistants, opposants politiques, croyants, personnes persécutées pour leur mode de vie ou victimes d’arbitraire furent pris dans cette mécanique de destruction.
Le texte lu ce matin a aussi rappelé le choc des armées alliées découvrant les camps. Elles furent confrontées à « l’horreur de l’enfer concentrationnaire », face aux morts et aux survivants, à ces « enfants, des femmes et des hommes dont l’identité avait été retirée pour mieux les abîmer ». Derrière ces mots, une volonté de nommer ce qui fut une entreprise méthodique de déshumanisation.
La cérémonie a également rendu hommage aux survivants. Ceux qui sont revenus « des enfers » ont connu un retour difficile à la vie et à la liberté. Mais beaucoup ont choisi de témoigner, fidèles au serment fait à leurs camarades disparus. À mesure que les derniers déportés disparaissent, ce témoignage devient une responsabilité de mémoire collective.
Le message porté ce matin à Saint-Denis dépasse la seule commémoration. « La remémoration de leur engagement et de leur sacrifice doit continuer d’être un rempart contre l’ignorance, l’oppression et l’antisémitisme ». Dans un monde traversé par de nouvelles tensions, la mémoire de la déportation demeure un appel à défendre la paix, les libertés et la dignité humaine.
Memento


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